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Découvrez le voyage d'un grain de blé du champ à l'assiette !
Bioéthanol, biocombustibles, bioplastiques… les utilisations non-alimentaires des céréales.
Dans un contexte d'urgence climatique, le bioéthanol est une énergie renouvelable et immédiatement disponible qui permet de diminuer sensiblement les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le secteur des transports qui dépend à presque 100% du pétrole. Toutes les études officielles réalisées dans le monde ont pu démontrer les atouts environnementaux du bioéthanol par rapport à l'essence, qu'il s'agisse de la réduction du CO2 émis ou du bilan énergétique.
Un contexte important : l'urgence climatique aggravée par le poids des transports dans les émissions de gaz à effet de serre (GES)
L'accroissement des activités humaines, qui nécessitent notamment la combustion d'énergies fossiles, sources de CO2, participe à une augmentation de la couche naturelle de gaz à effet de serre et ainsi au réchauffement de notre planète.
La publication en novembre 2007 du 4ème rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) place le recours élargi aux biocarburants dans les solutions immédiates pour atténuer les émissions de GES.
Selon l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), le pétrole continue de représenter 94% de la consommation mondiale du secteur des transports contre 1% pour les biocarburants et 5% pour l'électricité et le charbon. L'AIE prévoit une hausse de la demande de pétrole compte-tenu de la croissance des transports.
En France, selon l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie), le secteur des transports est aujourd'hui le premier consommateur de produits pétroliers. Sa consommation a pratiquement doublé en volume entre 1973 et 2004 (+ 96%) et a augmenté d'environ 20% depuis 1990. Il est aussi le premier émetteur de CO2 (35% des émissions de CO2).
Le bilan environnemental et énergétique du bioéthanol

Les études publiées
Etude sur le Bilan énergétique et sur les émissions de GES des filières biocarburants comparés aux filières pétrolières (Ademe et le Ministère de l'Industrie - 2002). Cette étude a été conduite « du champ à la roue », c'est-à-dire en prenant en compte l'ensemble des émissions de CO2 du processus de production.
Cette étude, montre que :
- La filière bioéthanol a un impact environ 2,5 fois supérieur sur l'effet de serre comparée à la filière essence.- Le rendement énergétique (énergie restituée / énergie non renouvelable mobilisée) pour les filières de production d'éthanol de blé et betterave est de 2 à comparer avec le rendement pour la filière essence de 0,87. Ce qui signifie que le bioéthanol apporte deux fois plus d'énergie qu'il n'en consomme.
- L'étude des scénarios prospectifs, à horizon 2009, souligne un fort potentiel d'amélioration des filières blé et betterave aussi bien d'un point de vue bilan énergétique que d'un point de vue bilan des émissions de gaz à effet de serre. De fait, le rendement énergétique des nouvelles usines est de l'ordre de 3 à 3,5 et il pourrait passer à 5 avec la cogénération.
Dans un document analysant l'ensemble des études disponibles, l'Institut Français du Pétrole (IFP) indiquait fin 2006 que « les études réalisées sur les bilans du champ à la roue s'accordent sur le fait que l'utilisation de ces carburants d'origine végétale permet un gain certain en termes d'émission de gaz à effet de serre et de consommation d'énergies fossiles, comparativement à leurs équivalents issus du pétrole »[1].
Un gain substantiel sur les émissions de polluants à l'échappement
Les mesures effectuées par l'IFP (Institut Français du Pétrole) sur des véhicules fonctionnant alternativement au bioéthanol et à l'essence ont montré que l'usage du bioéthanol conduit à une réduction des émissions de polluants. Comparé à l'essence, le bioéthanol offre en effet un gain de 60% en matière d'oxydes d'azote (NOx) et de 50% pour le monoxyde de carbone (CO).
Pour l'E85, des mesures ont été réalisées sur les véhicules Flex Fuel du Conseil Général de la Marne dans le cadre d'une expérimentation d'un an dont l'expertise scientifique a été confiée à l'Ademe et à l'IFP. Cette expertise a montré que l'utilisation de l'E85 permet de respecter la norme européenne Euro 4 et même la norme Euro 5 qui entrera en vigueur en 2008.
Les points clés :
- Un bilan environnemental et énergétique nettement en faveur du bioéthanol par rapport à l'essence.
- Le bioéthanol permet aussi une diminution des émissions de polluants à l'échappement.
- Le bioéthanol constitue une énergie renouvelable immédiatement disponible pour contribuer à la réduction des émissions de GES grâce à l'incorporation.
[1] IFP - Panorama 2007 - Biocarburants ; quels bilans sur l'environnement ? - http://www.ifp.fr/IFP/fr/evenement/panorama/IFP-Panorama07_09-Biocarburants_bilan_environnement_VF.pdf