Des agriculteurs motivés pour communiquer vers le grand public
Découvrez le voyage d'un grain de blé du champ à l'assiette !
Bioéthanol, biocombustibles, bioplastiques... les utilisations non-alimentaires des céréales.
C'est une chimie dans laquelle les plantes (la biomasse) remplacent les ressources fossiles (pétrole, gaz, charbon) pour fabriquer des produits chimiques. Elle sert, entre autres, à obtenir, par voie végétale, un même produit que celui traditionnellement obtenu par voie pétrochimique
On confond souvent chimie du végétal et chimie verte, il y a pourtant des différences : la chimie verte est un terme générique, qui désigne une chimie s'inscrivant dans une démarche de développement durable. Elle repose sur douze principes qui visent à réduire ou éliminer les substances dangereuses dans la production et l'utilisation de produits chimique. L'utilisation de matières premières renouvelables au lieu de matières premières fossiles est l'un de ces 12 principes, la chimie du végétal constitue donc un élément essentiel de la chimie verte.
Oui, les matières premières végétales représentent, actuellement, 7 % de l'approvisionnement en matière première du secteur de la chimie. Un chiffre que les industriels français se sont engagés à doubler d'ici 2020.
L'enjeu n'est en aucun cas de remplacer tout le pétrole mais d'explorer dès aujourd'hui des solutions alternatives à cette matière première qui se raréfie.
NB : En France en 2009-2010, l'ensemble des utilisations non-alimentaires des céréales (chimie + bioéthanol) a mobilisé 4,3 millions de tonnes sur une récolte de près de 70 millions de tonnes de céréales, soit 6 %.
La biodégradabilité est un processus naturel de décomposition de la matière organique. Quatre éléments y concourent : les micro-organismes, l'humidité, l'oxygène et la température.
Sans micro-organismes il n'y a pas de biodégradation, un matériau biodégradable n'est donc pas un matériau à durée de vie limitée mais un matériau qui peut être digéré par les micro-organismes du sol, comme le papier par exemple. Pour être appelé biodégradable, un produit doit avoir atteint 90 % de biodégradation en 6 mois maximum.
Le compostage est ni plus, ni moins qu'une biodégradation optimisée et contrôlée. Un matériau biodégradable est donc, par définition, toujours compostable.
Le compostage individuel est une opération à la portée de chacun : les particuliers peuvent ainsi composter leurs déchets organiques (fermentescibles) issus de leur jardin (déchets végétaux, herbe tondue, ...) ou de leur cuisine (épluchures de légumes, ...).
Le compostage industriel est une solution mise en œuvre par les communes ou les sociétés de traitement des déchets. Cette solution offre l'avantage de mieux contrôler le processus en intervenant sur la quantité de l'air, le pourcentage d'humidité et la température. L'optimisation du système permet de réduire la durée de compostage de 6 mois à seulement 45 jours.
Renouvelables, et biodégradables pour certains, ils disposent d'avantages incontestables par rapport à leurs homologues issus de la pétrochimie. Des Analyses de Cycle de Vie permettent d'évaluer l'impact environnemental d'un produit donné, en prenant en compte toutes les consommations d'énergie et toutes les émissions de CO2 (de l'extraction des matières premières jusqu'à son traitement en fin de vie : incinération, recyclage, etc.). Il convient alors d'examiner, au cas par cas, les résultats environnementaux des produits fabriqués.
Par exemple selon les produits et les modes de productions les ACV réalisées sur les bioplastiques concluent à une économie de 30 % minimum d'émission de CO2 par rapport à leurs équivalents d'origine fossile. D'autres affichent déjà jusqu'à 75 %.
Les débats qui entourent parfois la publication de ces études sont liés avant tout à des difficultés portant sur les choix méthodologiques mais l'ACV constitue néanmoins l'expertise la plus avancée. Elle permet de placer la filière dans une voie de progrès en identifiant les voies d'amélioration qui existent.