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Dossier

Ingénieur de recherche

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La filière céréalière et, plus largement, le secteur agricole sont des terrains d’innovation où la recherche appliquée et les métiers d’ingénierie jouent un rôle central. Les ingénieurs de recherche y exercent leurs compétences à travers de multiples spécialités et dans différents contextes. Au-delà de son expertise, l’Ingénieur de recherche est également un homme ou une femme de communication, au contact du monde agricole et de l’environnement scientifique, économique et sociétal de la filière céréalière.


Les missions confiées aux ingénieurs de recherche intervenant dans le secteur agricole sont aussi larges et variées qu’il existe d’environnements de travail : institut de recherche publics ou dédiés aux filières, chambre d’Agriculture, ministère de l’Agriculture, organisme stockeur, entreprise privée…

Un institut de recherche tel qu’ARVALIS-Institut du Végétal, dédié aux céréales et à des plantes spécifiques (lin, tabac, pomme de terre), offre un exemple de cette diversité. Les activités de recherche, d’étude et d’expérimentation y sont conduites en laboratoire et sur le terrain, au champ ou sur les 26 sites (bureaux régionaux et stations expérimentales) répartis sur toutes les zones de production agricole de l’Hexagone.

La communication, la formation et le transfert de solutions faisant également partie des missions de l’ingénieur de recherche, celui-ci entretient une grande proximité avec les producteurs, les organismes partenaires et les entreprises qui accompagnent les agriculteurs. Au titre de leurs expertises respectives, les ingénieurs sont fortement impliqués dans ces échanges permanents avec l’environnement technique, scientifique, économique et réglementaire.

Sous l’intitulé « Ingénieur d’études » ou « Ingénieur de services », l’ingénieur de recherche concourt à l’acquisition de connaissances en vue d’aboutir à des applications concrètes – produits et services – à destination des agriculteurs et des différents acteurs des filières végétales, notamment les organismes stockeurs et les acteurs de la transformation.

Comme le montre la liste (non exhaustive) ci-dessous, les domaines de recherche sont multiples.

  • Biotechnologies végétales : génomique, caractérisation des espèces et amélioration variétale
  • Phénotypage : enregistrement, analyse et modélisation de données relatives au comportement d’une plante cultivée dans des contextes spécifiques (traitement des signaux émis par des capteurs)
  • Agronomie : étude des sols et fertilisation
  • Protection des plantes : analyse et avis sur les produits mis sur le marché (herbicides, fongicides, insecticides…)
  • Stockage, conservation : évaluation des produits et méthodes de prévention des infestations par les ravageurs et parasites
  • Chimie et analyses : infrarouge, évaluation de la récolte nationale (protéines, qualité sanitaire…)
  • Machinisme agricole et high-techs : étude et recommandation de systèmes de pilotage, adaptation des techniques culturales aux conditions pédo-climatiques locales
  • Technologie : amélioration des techniques de transformation des grains (boulangerie…)
  • Nutrition animale : études des régimes alimentaires à base de céréales et de leurs impacts sur les productions laitières et carnées
  • Économie : mesure d’impact des politiques publiques et des réglementations sur les filières

Le métier d’ingénieur de recherche est accessible à partir du niveau bac +5 couronné par un master ou un diplôme d’ingénieur.

Titulaire d’un bac S dans la plupart des cas, il (ou elle) est issu(e) d’une université scientifique ou d’une école d’ingénieurs, publique ou privée, orientée vers l’agriculture, l’agronomie et/ou les sciences du Vivant : Écoles nationales supérieures d’agronomie (Dijon, Montpellier, Nancy, Paris, Rennes, Toulouse), ESA-Angers, ISA-Lille, UniLaSalle-Beauvais, Purpan-Toulouse, ISARA Lyon… La fonction est également ouverte à des économistes, informaticiens et statisticiens issus des universités et grandes écoles dédiées à ces disciplines.

Curieux et passionné par nature, l’ingénieur de recherche est aussi doté d’un esprit d’ouverture et d’un goût prononcé pour le travail en équipe dans le cadre de projets intra et interdisciplinaires, en interne comme avec des partenaires extérieurs.

S’il est régulièrement amené à communiquer les résultats de ses travaux dans des publications ou à l’occasion de congrès et de colloques scientifiques, il doit également être capable de partager son expertise avec des publics variés, souvent non scientifiques : agriculteurs, industriels, élus, acteurs associatifs, journalistes… Cette dimension implique notamment une aptitude à l’expression orale.

Au-delà de la diversité des domaines de recherche, ce métier offre l’opportunité de multiplier les expériences et les défis professionnels en favorisant les passerelles disciplinaires/thématiques et en encourageant la mobilité interne avec, par exemple, la possibilité de changer de spécialité, de projet de recherche, de site géographique ou encore de passer du métier d’Ingénieur de recherche à celui d’Ingénieur régional (voir ci-dessous), et réciproquement.

En termes de carrière, il peut évoluer vers les fonctions d’encadrement. Par exemple, chez ARVALIS-Institut du Végétal, en tant que Responsable de pôle (à la tête d’une petite équipe d’ingénieurs), Responsable de service (jusqu’à cinquante ingénieurs et techniciens), puis responsable d’une Direction.

L’une des caractéristiques structurelles d’ARVALIS-Institut de Végétal est d’apporter au monde agricole, et plus largement aux territoires, des expertises au plus près des besoins et des réalités locales. Cette mission à la fois complémentaire et inscrite dans le prolongement de la fonction R&D est assurée par les Ingénieurs régionaux.

Ingénieur agronome de formation, animé par le goût du contact humain et du terrain, l’Ingénieur régional est l’interface entre l’Institut et ses interlocuteurs locaux. Il encadre les expérimentations, diffuse les outils, méthodes et préconisations de l’Institut, fait remonter les expériences et interrogations, assure la continuité du service et des expertises…

Pour en savoir plus…

La chaine d’information « ArvalisTV » sur YouTube

La fonction R&D chez ARVALIS-Institut du Végétal

 

« Aller au fond des choses »

Baptiste Soenen, Ingénieur spécialiste « Fertilisation et Irrigation » à la station ARVALIS-Institut du Végétal de Baziège, près de Toulouse (Haute-Garonne)

« Après avoir réalisé mon mémoire de fin d’études (Bordeaux Sciences agro) chez ARVALIS, j’ai intégré l’Institut en tant qu’ingénieur spécialisé Écophysiologie avant de prendre un poste d’Ingénieur régional. À l’issue de cette expérience, j’ai souhaité changer de région et je suis redevenu Ingénieur spécialisé au sein du service Agronomie, Économie et Environnement. Depuis j’ai connu 4 stations et occupé trois postes d’ingénieur… Cette trajectoire m’a permis de découvrir la complémentarité entre Ingénieur de recherche et Ingénieur régional. Ce métier donne accès à grande diversité de thèmes avec la possibilité d’aller véritablement au fond des choses, depuis la définition de la problématique traitée jusqu’à la communication des résultats. »

« Un bel équilibre »

Anne-Monique Bodilis, Ingénieur régional à la station expérimentale ARVALIS-Institut du Végétal de La Jallière, à proximité de Nantes (Loire-Atlantique)

« Petite-fille d’agriculteurs, j’ai toujours été passionnée autant par la biologie que par les activités de la ferme. Lorsque j’étais étudiante à AgroParisTech, j’ai assisté à une intervention du Directeur scientifique d’ARVALIS-Institut du Végétal qui a été déterminante. En intégrant l’Institut, j’ai pu accomplir mon projet de me mettre au service de ce fabuleux produit du Vivant que l’on sème et récolte pour les humains tout en travaillant avec les agriculteurs. Vivre dans un environnement scientifique et technique de haut niveau tout en gardant le contact avec le terrain et en cultivant le relationnel, c’est pour moi un bel équilibre… »