La logistique, levier de compétitivité pour la filière céréalière francilienne | Passion Céréales

La logistique, levier de compétitivité pour la filière céréalière francilienne

Passion Céréales lance en 2017 son Tour de France des régions céréalières

Si nous avons choisi d’aborder dans notre région la thématique de la logistique comme levier de compétitivité pour la filière c’est parce que l’export céréalier y est particulièrement important, notamment du fait de la position de premier nœud logistique européen qu’occupe la région Ile-de-France.

Ainsi la performance, l’agilité et le coût de la logique sont, ici tout particulièrement mais aussi plus généralement, des enjeux cruciaux pour la bonne santé de la filière céréalière comme pour de nombreuses filières agricoles.

Les métiers de la collecte et de la commercialisation céréalières bénéficient de la convergence des infrastructures de transport régionale : réseau routier, réseau ferroviaire, voies navigables, ports, etc.

Cependant ce maillage logistique dense connait actuellement de fortes mutations avec des travaux d’envergure prometteurs mais non sans conséquences sur les flux actuels (Grand Paris Express, canal Seine Nord Europe, axe Seine, etc.). Parallèlement, les infrastructures existantes qui sont extrêmement sollicitées, nécessitent un entretien de grande ampleur pour assurer une performance continue.

Ainsi, c’est autour de ces questions que nous nous sommes réunis le 16 février 2018, représentants de la filière - usagers des infrastructures et pouvoirs publics régionaux, afin de partager constats, attentes, solutions, pour préserver et exploiter mieux encore l’atout compétitif que représente l’organisation logistique sur notre territoire pour la filière céréalière.

Le 16 février, nous nous sommes retrouvés pour parler de la logistique comme levier de compétitivité. Vous le constatez, en Ile-de-France nous parlons à la fois d’export sur les marchés mondiaux et de filières très longues mais aussi de commercialisation régionale et de filières plus courtes. Dans les deux cas, la logistique constitue un enjeu majeur. Soit parce qu’il s’agit d’atteindre les grands ports d’exportation de façon efficace et compétitive dans le premier cas ; soit parce qu’il s’agit de faire face à la difficulté de la logistique en zone urbaine dans le second cas.

La Région intervient sur ces sujets comme aménageur ; d’abord à travers le Schéma Directeur de la Région Ile-de-France (SDRIF) qui cherche à organiser l’architecture logistique francilienne ; ensuite à travers le Plan Local d’Urbanisme (PLU) par lequel nous veillons à ce que le développement local n’obère pas les activités logistiques présentes ou la circulation d’engins agricole, voire même, dans certains cas préserve les développements futurs de locaux logistiques ou de halte fluviale.

Dans nos projets d’infrastructures, nous soutenons une vision réaliste basée sur les usages. Nous sommes conscients de l’importance du transport routier de marchandises, c’est pourquoi nous avons lancé un grand Plan anti-bouchon fin 2017 et allons investir 250 M€ dans 40 opérations de travaux pour traiter les principaux points de congestion et développer la route intelligente.

Pour le transport fluvial et ferroviaire il faut d’abord prendre en compte un principe de réalité : le fret ferroviaire est très compliqué en Ile-de-France car la concurrence avec le transport de voyageur y est très forte et les investissements nécessaires pour tenter d’améliorer un peu la situation sont colossaux.

De son côté, le transport fluvial a de très belles perspectives de développement, nous pouvons le doubler à infrastructure quasiment constante. Pour cette raison, nous multiplions les investissements dans l’aménagement des points de passage, sur des barrages, ou des accotements ; mais aussi sur des aménagements portuaires plus importants comme Gennevilliers, Bonneuil ou la Seine Amont.

Sur tous ces sujets, la Région travaille sur une initiative Fret et Logistique (votée le 15 mars) et des annonces vont être faites prochainement par le vice-président aux transports.

Vous le constatez, nous sommes pleinement investis pour développer et fluidifier la logistique. Nous sommes à l’écoute des besoins et vous pouvez compter sur notre engagement à vos côtés !

Au service d’un bassin céréalier puissant et exportateur

Comme le rappelle en préambule Philippe Heusele, céréalier et délégué de Passion Céréales en Île-de-France, "l’Île-de-France est réputée pour ses blés tendres à forte teneur en protéines qui donnent à la farine une valeur boulangère recherchée. La filière céréalière francilienne constitue un pôle d’attraction propice à l’implantation d’activités agroalimentaires variées de première et deuxième transformation. 3,1 millions de tonnes de céréales sont produites ici chaque année, grâce à environ 4 000 exploitations, 22 moulins, 4 brasseries, 1 semoulerie, 1 usine de fabrication de pâtes, des fabricants de nutrition animale et de nombreuses boulangeries-pâtisseries industrielles et entreprises de panification. De la production à la transformation, la filière emploie à elle seule 43 000 personnes. Elle génère 2 milliards d’euros de valeur ajoutée."

Un contexte favorable aux échanges

En raison de sa situation géographique et d’un accès privilégié à des moyens de communication multimodaux (réseau routier, réseau ferroviaire, voies navigables, ports), la région Île-de-France représente la première plateforme logistique française et le premier nœud logistique européen avec notamment 700 km d’autoroutes du Bassin parisien vers l’Europe et 12 000 km routes aux connexions nationales et internationales. Tous produits confondus, de l’approvisionnement en matières premières à la distribution des produits finis au consommateur final, la filière transport et logistique francilienne représente 260 millions de tonnes de marchandises (80 millions en transit) et 43 milliards d’euros de chiffres d’affaires. (source : Rapport du Ceser 2015 - "Les activités de transport de fret et de logistique en Île-de-France, un atout pour l’attractivité de la Région").

Les métiers de la collecte et de la commercialisation céréalières bénéficient pleinement des infrastructures franciliennes car, si 25 % des céréales produites en Île-de-France sont commercialisées dans la région, les trois quarts restants sont dirigés vers d’autres régions françaises (26 %) ou vers l’international (49 %).

« L’Axe Seine », poumon du développement régional

Le réseau des ports franciliens est composé de 70 sites portuaires dont 6 plateformes multimodales. Les ports de « L’Axe Seine » (Paris, Rouen le Havre), gérés par Haropa, représentent à eux trois le premier ensemble portuaire français. En 2017, le trafic maritime y a renoué avec la croissance pour s’établir à 92,64 millions de tonnes de marchandises traitées, en hausse de 6 % par rapport à 2016. « Établi sur une surface de plus de 400 hectares, le port de Gennevilliers (92) représente la plus importante plateforme multimodale et logistique d’Île-de-France, avec 20 millions de tonnes de trafic annuel, indique Manuel Gaborieau, délégué commercial d’Haropa. Il est desservi par cinq modes de transport (fluvial, maritime, ferroviaire, routier et aérien), le tout complété par un oléoduc. 10 à 15 % de son activité se fait autour des céréales, soit entre 2 et 2,5 millions de tonnes. » Plus au sud, la plateforme fluviale de Bonneuil-sur-Marne (94) s’étend sur 120 hectares qui accueillent 60 000 m2 d’entrepôts.

Source : Haropa-Ports de Paris

Concilier approvisionnements régionaux et demande extérieure

Que leur production soit exportée ou fondée sur des filières plus courtes, les exploitations céréalières franciliennes partagent des problématiques communes : renouvellement des générations, difficultés de recrutement, déficit d’image, aide à l’installation des jeunes agriculteurs, grignotage des terres agricoles et mitage, transports, modernisation, innovation... "Dans le cadre du Pacte Agricole en cours de finalisation par la Région, il s’agit tout à la fois d’accroître la solidité et la performance des exploitations, d’accompagner la Ferme francilienne et de répondre aux attentes des 12 millions de consommateurs franciliens, explique Alexandra Dublanche, vice-présidente de la région Île-de-France en charge du développement économique, de l’agriculture et de la ruralité. Plus qu’ailleurs, la logistique constitue un enjeu essentiel pour accéder aux zones urbaines ou pour atteindre les grands ports majeurs. Mais la problématique de la logistique concerne aussi le stockage à la ferme, la multiplication des outils de transformation, la prise en compte des contraintes de la voirie pour la circulation agricole..."

On sait d’ores et déjà que la logistique figurera en bonne place dans les futurs « Plan Fret » et « Pacte Agricole » respectivement votés en mars et en mai 2018. "La logistique est à la fois un véritable enjeu pour l’économie céréalière régionale et un déterminant de la compétitivité francilienne", souligne Marion Zalay, directrice générale adjointe en charge du Pôle cohésion territoriale à la région Île-de-France. « Il s’agit tout d’abord de la logistique à grande échelle dès lors qu’il faut sortir de l’exploitation, de la région ou du pays. C’est également la logistique du quotidien. Il faut gérer au mieux les conflits d’usage et la coexistence d’exploitations agricoles dans les bourgs avec d’autres activités, apporter un soutien financier aux communes pour qu’elles puissent maintenir l’agriculture sur leurs territoires », détaille-t-elle. « Nous sommes favorables à une vision réaliste fondée sur les usages dans une région où le transport des marchandises entre parfois en concurrence avec le transport des voyageurs », complète Alexandra Dublanche.

En outre, la région Île-de-France, au travers du SDRIF (Schéma directeur de la région Île-de-France) intègre, dans ses compétences d’aménageur, la problématique du transport des marchandises et celui des céréales en particulier. Ce document de planification stratégique, au carrefour des enjeux régionaux et nationaux, affirme notamment la nécessité de maintenir des sites ferroviaires et, surtout, fluviaux et portuaires en zones urbaines. "Enfin, s’agissant des PLU (Plans locaux d’urbanisme), réalisés au niveau des communes ou des intercommunalités, la région veille à ce que le développement local n’obère pas les activités logistiques présentes et futures liées à l’agriculture", souligne Alexandra Dublanche.

Un gisement de valeur pour tous les acteurs de la filière céréalière

Transporter le grain de manière économiquement vertueuse s’avère aussi être un enjeu capital pour Jean-François Lepy, directeur général de Soufflet Négoce. "On transporte sur l’Axe Seine plus d’un million de tonnes de céréales en fluvial, en péniches ou en conteneurs, soit un transit de 10 000 à 12 000 boîtes par an. Les céréales partent de l’amont de Paris et de nos silos en Seine-et Marne, en Essonne et même en Grand Est, pour aller jusqu’à Rouen et Le Havre où se trouvent nos terminaux de chargement et d’exportation. Digitalisée ou blockchaînée, une tonne de blé devra toujours, à un moment ou à un autre, être transportée physiquement. Le coût du transport est essentiel dans la compétitivité de la filière."

Mieux rétribuer l’agriculteur

Forte d’une quinzaine de moulins, la meunerie francilienne est la première de France. Elle alimente les 4 500 boulangeries de la région dont 2 500 sur la seule petite couronne. 60 % des baguettes franciliennes sont issues des moulins de la région, dans le cadre d’un circuit court plébiscité par les consommateurs. En conséquence, la gestion du dernier kilomètre est le défi logistique quotidien des meuniers d’Île-de-France. Comme l’explique Olivier Deseine, président des Moulins de Brasseuil, "nous devons faire au mieux avec des aires de stationnement pas toujours adaptées à la longueur de nos camions, des rues étroites et des amplitudes horaires contraignantes pour une gestion rationnelle de nos tournées. Nos coûts logistiques sont estimés à 15 % avec des livraisons dans les boulangeries faites par des hommes, des sacs de 25 kg et de moins en moins de vrac, ce qui fractionne les livraisons. Il faut optimiser sur le carburant, investir dans des camions plus propres... C’est une vraie problématique, à la fois financière et humaine."

Pour Damien Greffin, le coût de la logistique et son impact sur les prix à la tonne sont très variables d’une exploitation à une autre, selon que les installations sont déjà rentabilisées ou, qu’à l’inverse, elles doivent faire l’objet de lourds investissements sur les moyens de stockage notamment. De son côté, Jean-François Lepy précise que "pour acheminer une barge de 2 000 tonnes d’un port situé en amont de Paris vers l’Algérie, le premier client export, il faut compter environ 35 € de coûts logistiques pour 130 € à 140 € la tonne payée à l’agriculteur. Nous sommes dans un univers très concurrentiel, de la sortie de la ferme jusqu’à l’exportation. Chaque euro économisé sur la logistique permettra de mieux rétribuer l’agriculteur."

"Diminuer les coûts de logistique pour les agriculteurs est aussi une préoccupation de la région Île-de-France. Notre ambition est d’améliorer la résilience des exploitations, ajoute Marion Zalay. Cela doit passer par une meilleure maîtrise du champ décisionnel, une meilleure gestion de la commercialisation avec les organismes stockeurs et les coopératives, mais aussi par l’investissement dans des bâtiments de stockage individuels et collectifs, véritables tampons entre l’exploitation et l’organisme stockeur."

 

Des propositions concrètes impliquant toutes les parties prenantes

« France Logistique 2025 », « logistique collaborative », « multimodalité », « logistique verte »... Les intervenants de la table ronde ont été invités à formuler des pistes d’action pour dessiner et co-construire la logistique francilienne de demain.

  • Pour Olivier Deseine (Moulins de Brasseuil), la question de la logistique du dernier kilomètre est cruciale dans la relation entre le meunier et le boulanger. Ce dernier, à défaut de stock, doit être livré une fois par semaine avec la gestion des aléas que cela suppose pour le meunier transporteur : jours fériés, horaires, difficultés de stationnement, circulation hivernale...
  • Pour Damien Greffin (agriculteur), la profession n’est pas suffisamment associée aux aménagements routiers portés par le Grand Paris. Or, créer un aménagement, c’est bien souvent générer un coût logistique induit pour l’agriculteur et son exploitation.
  • Pour Jean-François Lepy (Soufflet Négoce), être compétitifs dans un contexte de transports massifiés d’aujourd’hui, qu’ils soient fluviaux ou ferroviaires, implique d’avoir un marché approvisionné régulièrement, ordonnancé et cadencé. D’où la nécessité de s’inscrire avec les collectivités dans une politique d’engagement.
  • Pour Marion Zalay (région Île-de-France), il faut mettre en avant la filière céréalière « exploitant-collecteur/stockeur-meunier-boulanger » qui est véritablement la « première filière courte ». Le Salon de l’Agriculture ou, demain, les Jeux Olympiques de Paris 2024 fourniront une opportunité de valorisation de cette filière au travers de l’un de ses produits emblématiques : la baguette francilienne.

 

L’impact attendu des grands travaux d’infrastructure

« En tant qu’important acteur de l’Axe Seine, nous traversons Paris avec nos péniches, rappelle Jean-François Lepy. Or, les deux embouchures, en aval au Havre et en amont à Nogent-sur Seine, nécessiteraient de gros travaux d’infrastructure pour limiter les phases de chargement/déchargement et générer des économies sur le transport massifié. Par exemple, un accès fluvial direct de type "chatière" au Havre, des réaménagements d’écluses à Nogent pour accueillir des péniches de long gabarit… »

Investir dans le fluvial, réhabiliter le ferroviaire

« Parmi les grands travaux fluviaux à venir, on peut aussi citer le projet MAGEO (Mise au gabarit européen de l’Oise entre Compiègne et Creil) qui constituera le débouché Sud du canal Seine-Nord Europe, maillon de la liaison Seine-Escaut, ajoute le délégué commercial d’Haropa, Manuel Gaborieau. Il permettra d’adapter le chenal de navigation à des bateaux de gabarit européen de 4 400 tonnes, 11,40 mètres de large et 180 mètres de long. »

Outre, les investissements dans le fluvial, "il faudrait investir sur le ferroviaire et réhabiliter ces voies capillaires – "un silo au milieu des champs" – que la SNCF a laissé dépérir alors qu’elles alimentaient le réseau", regrette Jean-François Lepy. "Effectivement, abonde Sébastien Barthe, responsable exécution des ventes et chaîne logistique chez Axéréal, 60 % de nos expéditions depuis la région Centre se font en mode ferroviaire. 1 million de tonnes transite par la région parisienne pour livrer nos clients sur le Nord de la France ou en Belgique. Ces voies capillaires constituent un levier de compétitivité. Elles permettent de désenclaver les régions, de maintenir un tissu économique et de livrer de gros clients qui ne veulent recevoir que du train." Une réalité économique doublée d’un argument environnemental de poids dans la mesure où le ferroviaire permet au groupe coopératif d’économiser chaque année le roulage de 30 000 camions, soit le rejet de 24 000 tonnes de CO2.

 

À l’heure de la remise aux pouvoirs publics de son « plan de transformation », la filière céréalière réaffirme sa volonté de continuer à se restructurer et accroître sa compétitivité sur tous ses marchés, qu’ils soient domestiques ou internationaux. Ainsi que l’indique Philippe Heusele, en conclusion à ces échanges, "pour ce faire, il est indispensable de réduire certaines marges et certains coûts intermédiaires tout en optimisant les charges. Dans ce contexte, l’optimisation de la logistique, clairement identifiée comme l’un des leviers de compétitivité pour la filière en région Île-de-France, délivrera une source de valeur ajoutée nouvelle. De toute évidence, elle est l’un des nombreux défis à relever pour une filière céréalière en pleine mutation économique, environnementale et sociétale."

Nos conclusions

La position de première plateforme logistique française et de premier nœud logistique européen de la région est particulièrement favorable aux échanges. Cette performance des infrastructures franciliennes bénéficie aux métiers céréaliers de la collecte et de la commercialisation qui exportent les trois quarts de leurs grains vers d’autres régions françaises (26 %) ou vers l’international (49 %).

Toutefois le territoire francilien est également marqué par la présence de nombreuses activités économiques au-delà de l’agriculture ainsi que par sa forte densité de population. Il est donc essentiel pour la région de veiller à la conciliation des approvisionnements régionaux et de l’export, à la bonne articulation et des activités agricoles et autres, à la cohabitation de tous, acteurs économiques et habitants. Pour ce faire la région se dote d’outils : son Schéma directeur, les Plan locaux d’urbanisme, et les futurs Plan Fret et Pacte Agricole.

Un gisement de valeur pour tous les acteurs de la filière céréalière

Le sujet logistique est omniprésent dans l’exercice des métiers céréaliers : le rapatriement des productions pour leur conservation à la ferme, le transport vers les organismes stockeurs, l’acheminement des grains vers les lieux de première et seconde transformation, et enfin la distribution des marchandises dans les villes.

Tout au long de cette chaine de production, un impératif demeure : rétribuer les professionnels céréaliers à leur juste valeur. Dans cette équation, l’optimisation du fret, sa performance, la maîtrise des coûts liés à la logistique, sont des préoccupations centrales et des leviers essentiels de compétitivité.

L’impact attendu des grands travaux d’infrastructure pour la filière

De plus en plus sollicitées, les infrastructures franciliennes demandent à être rénovées ou suppléées par de nouvelles infrastructures.

En ce sens de grands chantiers ont été engagés à l’image des travaux du Grand Paris Express, le canal Seine Nord-Europe, le développement de l’Axe Seine, dont l’effet sur la performance logistique durant la phase de travaux n’est pas à négliger, et la région s’engage en ce sens. Parallèlement, les attentes restent fortes quant à l’entretien des infrastructures existantes et à leur optimisation (exemple : embouchures en aval du Havre et en amont à Nogent-sur-Seine).

Ainsi, au-delà d’un transport économiquement vertueux des grains, la filière souhaite tendre vers une logistique écologiquement plus responsable. Or pour aller dans cette direction, l’investissement dans le fluvial et la réhabilitation du ferroviaire sont indispensables, la performance de ces deux modes permettant la réduction du nombre de camions sur les routes et donc des émissions de CO2 générées.