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En Bourgogne, des agriculteurs optent pour la méthanisation

La méthanisation est un procédé de production d’énergie renouvelable par valorisation des déchets agricoles qui suscite de plus en plus d’intérêt auprès des agriculteurs.

Dans le cadre du Programme Énergie Climat Bourgogne (PECB), soutenu par l’ADEME Bourgogne et le Conseil régional de Bourgogne, le GAEC SCHNEIDER a installé sur son exploitation située à Salives, près de Dijon, un dispositif de méthanisation d’une puissance de 170 kW.

« Parmi les différentes techniques existantes, nous avons choisi celle de la méthanisation par “voie sèche“, la mieux adaptée aux matières premières disponibles, soit 4 500 tonnes de fumier générées par notre élevage de 310 taurillons ainsi que nos 60 vaches allaitantes auxquelles s’ajoutent le fumier d’un de nos voisins (2 000 t), son lisier (400 m3), les menues pailles récupérées grâce à un équipement Bionalan installé sur notre moissonneuse batteuse (600 t) et pour finir des déchets issus de l’abattoir voisin », explique Victor Schneider.

Le système utilise à la fois le biogaz dégagé par la fermentation des matières premières et de l’huile végétale (issue du colza cultivé sur l’exploitation) pour produire une électricité qui est revendue à EDF et injectée dans le réseau local. Parallèlement, la chaleur générée par la méthanisation délivre une énergie thermique mise à profit pour alimenter un séchoir à plaquettes de bois... Rien ne se perd !

Il est vrai que la valorisation des déchets agricoles n’est pas une découverte pour la famille Schneider. Déjà, en 2006, le grand-père, Jacques, et le père, Charles, avaient mis en place une chaudière biomasse de 6 MW et créé une structure, Agro Énergie, dédiée à la fourniture d’énergie thermique au site du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de Valduc. Un projet pionnier sur lequel il n’existait alors aucune référence en France.

La chaudière, installée à Échalot, est entièrement alimentée avec des ressources locales, soit 6 000 t de pailles de céréales et 4 500 t de bois de scieries par an. Le CEA s’est engagé à acheter au minimum 20 400 MW/an, sur douze ans. L’énergie produite par la chaudière est acheminée via un réseau enterré de 1 400 m. Elle permet de couvrir 85 % des besoins en chaleur du site en lieu et place du fioul lourd, ce qui améliore le bilan carbone du site.

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