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Le transport fluvial en Picardie

Avec 3 500 adhérents actifs et 1,2 million de tonnes de céréales collectées chaque année sur la Somme, la Seine-Maritime et l’Oise, le groupe coopératif Noriap est un des plus importants acteurs nationaux du secteur.

De longue date, la coopérative a choisi de privilégier les transports à moindre émission, notamment grâce au fluvial et au ferroviaire qui représentent actuellement la moitié des volumes transportés. Afin de franchir une étape supplémentaire, Noriap s’est engagé avec détermination en faveur du développement du fluvial, sachant qu’une péniche de 3 000 tonnes représente l’équivalent de 120 camions avec des émissions de CO2 quatre fois inférieures et un coût énergétique 3,7 fois moins élevé (en équivalent pétrole à la tonne transportée).

Cet engagement s’exprime à travers l’union de coopératives Euro Seine, créée en 2010 à l’initiative de Noriap afin d’apporter un soutien actif au projet de canal Seine-Nord Europe.
En effet, comme le rappelle Jacques de Villeneuve, délégué Passion Céréales en région Picardie, par ailleurs Président d’Euro Seine, la voie navigable à grand gabarit qui reliera Compiègne à Cambrai est « un facteur de compétitivité dont l’impact se mesure également en termes d’empreinte écologique car la voie d’eau est le moyen le plus efficace pour remplacer le camion sur les moyennes et longues distances ».

Dans le cadre du projet Noriap-Euroseine, il est proposé de mettre à profit le site de stockage Noriap de Languevoisin (Somme), situé sur le tracé du futur canal et à mi-chemin entre Rouen et Anvers, afin de créer une plate-forme multimodale de grande capacité. Signe particulier, cette infrastructure logistique aura pour vocation d’accueillir non seulement des céréales, mais aussi d’autres productions des filières agricoles régionales (pulpes de betterave, engrais, granulats, biomasse…) qui emprunteront alors la voie fluviale plutôt que la route.

«À terme, la plate-forme de Languevoisin apportera au canal Seine-Nord Europe un fret de 2 millions de tonnes par an » estime Céline Leeman-Broyer, secrétaire général de Noriap. « Soit un niveau de trafic permettant d’économiser 70 000 camions sur les routes».
Ou comment concilier développement territorial, expansion économique, compétitivité logistique et réduction des émissions de gaz à effet de serre…

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