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Moissons 2017 : un premier bilan encourageant

Après une moisson 2016 impactée par une météo particulièrement difficile, les premières récoltes de céréales à paille laissent présager, en cette fin d’été 2017, des résultats satisfaisants, tant en termes de volumes que de qualité.

Déficit hydrique, gel printanier tardif, températures élevées pendant la floraison, pluies ponctuelles autour des moissons… Bien que la campagne culturale 2016-2017 ait à nouveau connu des épisodes climatiques marqués, la production des céréales semées en hiver et au printemps retrouve un niveau satisfaisant, comparable aux années précédant la récolte 2016 très impactée par la météo. Selon les premiers résultats enregistrés, la récolte 2017 devrait se situer à hauteur de 67 millions de tonnes (Mt), en progression de +24 % par rapport à 2016.

La moisson du blé tendre

Elle est estimée à ce stade à 36,8 Mt, soit 33 % de plus que l’an dernier. Surtout, elle s’inscrit en hausse de 3 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Les rendements moyens à l’hectare sont de l’ordre de 71,5 quintaux à l’hectare (q/ha) avec une grande hétérogénéité selon les bassins de culture. L’Île-de-France, le Nord et Rhône-Alpes affichent notamment de hauts niveaux de rendements, supérieurs à 75 voire 80 q/ha. Dans le même temps, les épisodes de sécheresse ont pénalisé certaines zones de production comme la Lorraine et la Bourgogne. Côté qualité, les taux de protéines sont bons, voire très bons, en toute région. Ils devraient ainsi répondre aux cahiers des charges des utilisateurs (meuniers, boulangers, transformateurs, marchés exports).

La récolte du blé dur

Malgré des surfaces cultivées en recul par rapport à 2016, la production est estimée à plus de 2 Mt contre 1,4 Mt en 2016. Cela représente une hausse de 12 % par rapport à la moyenne 2012-2016. Le rendement moyen à l’hectare s’établit à 54,1 q/ha. Comme pour le blé tendre, les résultats sont contrastés avec des rendements qualifiés « d’exceptionnels » en région Rhône-Alpes (+60 q/ha), de « satisfaisants » dans le sud-ouest et en PACA (40 à 60 q/ha), de « corrects » dans les bassins Ouest-Océan et Centre (55 à 65 q/ha). Là aussi, la qualité est au rendez-vous avec des teneurs en protéines élevées à très élevées, souvent supérieures à 14 %.

La récolte des orges d’hiver

Elle s’annonce satisfaisante malgré le gel survenu fin avril. Elle est estimée à 9,6 Mt, supérieure à la moyenne des cinq dernières années (8,1 Mt). La région Auvergne-Rhône Alpes affiche les plus hauts rendements. Les indicateurs qualitatifs sont également bons.

La récolte des orges de printemps

Elles ont été sensibles aux excès de température comme au manque d’eau du printemps. Estimée à 2,6 Mt contre 2,4 Mt en 2016, la production s’inscrit toutefois en léger retrait par rapport à la moyenne des campagnes 2012-2016 (3,2 Mt).

 

Source : FranceAgriMer/ARVALIS-Institut du végétal/Terres Inovia

 

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