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Une norme qui valorise les bonnes pratiques de production céréalière

Dès la récolte 2016, les céréales françaises pourront bénéficier d’un nouveau système de certification des modes de production sous forme de « Norme française homologuée ». Caution scientifique et référent officiel, cette norme se substitue aux chartes et labels existant dans ce domaine tout en validant les bonnes pratiques mises en œuvre par la filière en matière de culture et de stockage des céréales.

Depuis les années 2000, les agriculteurs français disposent de référentiels attestant que leurs céréales sont produites dans le cadre de bonnes pratiques culturales définies et contrôlées par deux organismes experts : ARVALIS-Institut du Végétal et l’IRTAC (Institut de recherches technologiques agroalimentaires des céréales). En 2014, les labels « Céréales de France » et « Maïs doux de France » ont été réunis sous une bannière unique, la « Charte de production agricole française », à laquelle adhèrent une soixantaine d’acteurs issus de toute la filière céréalière, de la production à la transformation.

Couvrant les cinq principales productions céréalières françaises (blé tendre, blé dur, orges brassicoles, maïs grain et fourrage, maïs doux), la Charte répond à de multiples cahiers des charges agricoles et industriels, offrant un socle solide aux démarches de certification sur le blé, les farines ou le pain : Label Rouge®, certificats de conformité produit...

Aujourd’hui, la dynamique franchit une nouvelle étape concrétisée par la création d’une « Norme française homologuée ». Fruit d’un travail mené conjointement par ARVALIS-Institut du Végétal, Intercéréales, FranceAgrimer et l’AFNOR, l’organisme français de normalisation, cette norme représente une véritable opportunité pour la filière céréalière française.

Qualité, traçabilité, transparence…

Elle répond aussi bien aux besoins spécifiques des industriels de la transformation (qualité, critères techniques et réglementaires…) qu’aux attentes des consommateurs, qui sont de plus en plus demandeurs d’informations et de transparence sur l’origine, les conditions de production et la traçabilité des produits qu’ils achètent (lire encadré ci-dessous). Comme l’explique Stéphanie Weber, ingénieur d’études chez ARVALIS-Institut du Végétal et présidente de la Commission de normalisation AFNOR, « la réglementation est déjà très importante pour notre secteur. Ce que nous recherchons, c’est la définition d’un ensemble de bonnes pratiques volontaires qui va plus loin que la réglementation. »

Les premiers lots labellisés « Norme française homologuée » arriveront avec la récolte 2016, désormais portés par un référentiel de qualité universellement reconnu et fondé sur un socle commun de bonnes pratiques culturales et de stockage, du semis à la récolte des céréales jusqu’à la conservation à la ferme. Un atout de plus pour la filière céréalière, aussi bien pour consolider la demande intérieure que pour conforter son image et ses performances sur les marchés à l’export.

Les bonnes pratiques culturales : des engagements sur 4 objectifs prioritaires
  • Une démarche de performance (assurer un niveau de production élevée, préserver la régularité de la production, optimiser les coûts de production) ;
  • La recherche de la qualité du produit, tant sanitaire que technologique (pureté variétale des semences, limites maximales de résidus phytosanitaires, absence de germes pathogènes, absence de traitement insecticide pendant le stockage...)
  • Le respect de la biodiversité et de l’environnement (fertilisation avec la juste dose, préservation de la qualité de l’air et de l’eau, limitation du risque de mortalité de la faune sauvage pendant la récolte...) ;
  • La transparence (mise en avant explicite des bonnes pratiques, traçabilité, enregistrement des interventions réalisées sur les cultures à conserver 5 ans...).

 

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