Les céréales en Auvergne-Rhône-Alpes

Les chiffres clés

Les chiffres clés de la culture céréalière en Auvergne-Rhône-Alpes

  • 3,9 millions de tonnes de céréales produites (Mt)
  • 50 % des 62 000 exploitations agricoles consacrées aux céréales
  • 1,6 Mt de maïs « grain et semence »
  • 3e région productrice de maïs « grain et semence »
  • 1,4 Mt de blé tendre
  • 3e région française pour la fabrication d’aliments pour les animaux
  • 2,2 milliards d’euros de valeur ajoutée générée pour la région
  • 75 % des habitants de la région Auvergne-Rhône-Alpes ont une opinion positive de la culture des céréales*

* Source : Viavoice 2016

 

La production

Succession de plateaux, de prairies et de massifs montagneux de moyenne altitude parcourus par de nombreux cours d’eau, la région possède des activités agricoles diversifiées autour de l’élevage, de la viticulture, de l’arboriculture et des cultures céréalières.

Sur ce vaste territoire de 7,1 millions d’hectares (Mha) doté d’une surface agricole utile de près de 3 Mha, les grandes cultures se déploient sur 19 % des terres arables (550 000 ha). On y trouve majoritairement du maïs, cultivé sur 172 000 Mha, du blé tendre (225 000 Mha), de l’orge (62 000 ha) ainsi qu’un peu de blé dur et de sorgho. 18 000 ha sont également consacrés à la culture de céréales bio.

La production annuelle de céréales s’établit en moyenne à 3,9 millions de tonnes (Mt). En tête, les volumes « maïs grain et semence » s’élèvent à 1,6 Mt (3e région productrice), devant le blé tendre (1,4 Mt), l’orge (0,4 Mt) puis le blé dur, le triticale, l’avoine, le seigle et le sorgho.

Préserver les paysages et les ressources locales

Le patrimoine naturel d’Auvergne-Rhône-Alpes est doté de nombreux espaces protégés, dont plusieurs parcs naturels régionaux. Les agriculteurs locaux, et en particulier les céréaliers, multiplient les initiatives en faveur du maintien de la diversité des paysages et de la préservation de leur richesse écologique : mise en place de couverts végétaux entre deux cultures, repérage des mauvaises herbes par drone, outils pointus de gestion de l’irrigation ou du binage...

Bien que l’eau y soit très présente, les besoins en irrigation des cultures ne cessent de croître, tant pour le maïs que pour le blé, sous la pression du changement climatique. Deux solutions sont portées par les acteurs de la filière céréalière pour la gestion de la ressource en eau. D’une part, aller chercher des volumes d’eau dans les fleuves plutôt que de les prélever dans les nappes phréatiques. D’autre part, relancer la création de lacs collinaires, ouvrages de retenue des eaux de pluie d’hiver.

Le maïs produit en Auvergne-Rhône-Alpes se distingue par ses performances techniques et environnementales. Le rendement du maïs grain (115 q/ha en 2014) est supérieur à la moyenne nationale alors que les moyens de production mis en œuvre (fertilisants, produits phytosanitaires, eau) y sont moindres. Quant au blé tendre, l’usage des intrants y est également maîtrisé, se situant au-dessous des moyennes nationales.

 

La collecte

Dans cette région où la culture entrepreneuriale est profondément ancrée, le monde agricole s’implique fortement dans des initiatives de développement économique, notamment à travers des « clusters » (réseaux d’entreprises régionales) et le pôle de compétitivité Céréales Vallée. Céréales Vallée est un acteur de référence dans le domaine de l’innovation dédiée aux céréales : création de filières de valorisation alimentaire et non alimentaire, développement de nouvelles variétés de plantes, agromatériaux et chimie du végétal, plastiques biodégradables à base de matières premières végétales...

Une vocation exportatrice

La région produit davantage de céréales qu’elle n’en transforme et n’en consomme. Le blé, l’orge ou encore le maïs, aux qualités reconnues, trouvent des débouchés dans les régions limitrophes. Les excédents sont notamment expédiés vers l’Italie, l’Espagne, le Maghreb pour le blé tendre, les Pays-Bas, la Belgique pour le maïs.

Les organismes stockeurs peuvent compter sur la qualité des infrastructures fluviales – comme l’axe logistique multimodal Saône-Rhône,  la Loire et l’Allier – et sur la densité du réseau ferroviaire, pour assurer le transit des céréales en recourant au minimum au transport routier. En réduisant les émissions de CO2, cette stratégie logistique contribue à optimiser le bilan environnemental de la filière céréalière régionale.

 

La transformation

Avec 63 moulins, la meunerie représente la principale activité de première transformation. Ils approvisionnent les boulangeries artisanales ainsi qu’un réseau dense d’industries de seconde transformation, dont certains leaders nationaux du secteur de la boulangerie, pâtisserie, biscuiterie.

Forts de leur taux de protéine élevé, les blés tendres régionaux sont notamment utilisés pour la fabrication de pains de mie et autres pains pour burgers, qui nécessitent une qualité spécifique de blés panifiables. Le blé dur est, quant à lui, transformé en semoule, en pâtes alimentaires, pâtes fraîches et pâtes cuisinées.

Facteur de synergies avec l’élevage, le territoire compte également 37 sites de fabrication d’aliments pour animaux qui font d’Auvergne-Rhône-Alpes la 3e région productrice en nutrition animale.

Un terroir de saveur et de qualité

De nombreuses productions agricoles et alimentaires régionales bénéficient de labels d’origine et de qualité (AOP, AOC, IGP, STG...). La filière céréalière participe de cette dynamique par la mise en place d’initiatives transversales. Celle intitulée « De la graine au pain » réunit ainsi agriculteurs, meuniers et boulangers autour d’une farine Label Rouge issue de blés régionaux et dédiée à un pain traditionnel, naturel et de haute qualité.

Autre exemple, l’association Auvergne-Rhône-Alpes Gourmand mène des programmes pour promouvoir la qualité des produits régionaux (farines, pâtes, semoules...) et des filières comme la boulangerie-pâtisserie pour ne citer que celles liées aux céréales.

Terre de saveurs et de savoir-faire culinaires, la région Auvergne-Rhône-Alpes s ‘est constituée au fil des siècles une identité et un patrimoine gastronomique incomparable. La région est réputée pour ses spécialités sucrées ou salées élaborées à partir de céréales : pompes bourbonnaises aux grattons ou aux pommes, crozets, croquants d’Auvergne, allumettes de Beaufort panées...