Les céréales en Bourgogne-Franche-Comté

Les chiffres clés

  • 30 % de la surface agricole dédiée aux céréales
  • 4,8 millions de tonnes de céréales produites (Mt)
  • 2,3 Mt de blé tendre
  • 1,3 Mt d’orges
  • 3e région française de céréales certifiées bio (17 000 ha)
  • 1ère région pour la meunerie biologique
  • 1 Md€ de valeur ajoutée par la filière céréalière pour la région
  • 83 % des habitants ont une opinion positive de la culture des céréales

* Source : ViaVoice 2016

La production

La surface agricole utile mobilise 2,4 millions d’hectares (Mha), soit la moitié de l’espace régional. Les cultures céréalières occupent 15 % du territoire (740 000 ha). Le blé tendre y est prépondérant (300 000 ha), suivi de l’orge (200 000 ha), du maïs et du triticale, croisement de blé et de seigle.

2,3 millions de tonnes (Mt) de blé tendre y sont récoltées chaque année et la région se positionne au 3e rang national de la production d’orge avec 1,3 Mt. Par ailleurs, 17 000 ha sont consacrés à la culture biologique des céréales, ce qui fait de Bourgogne-Franche-Comté le 3e producteur sur ce segment.

L’agriculture régionale a développé un haut niveau de technicité permettant à ses acteurs de produire des blés tendres panifiables offrant des taux de protéines supérieurs à la moyenne nationale. Cette matière première qualitative répond aux exigences des activités de transformation, particulièrement en boulangerie et en biscuiterie. À l’inverse du blé, les orges destinées à la fabrication du malt doivent avoir un taux de protéines le plus faible possible. Là encore, les agriculteurs céréaliers de Bourgogne-Franche-Comté sont reconnus pour leur maîtrise des techniques culturales qui garantissent une qualité optimale d’orges brassicoles.

Environnement : une agriculture contributive

L’agriculture et la forêt sont les seuls secteurs économiques qui captent plus de CO2 qu’ils n’en n’émettent. Chaque année, les céréales cultivées en Bourgogne-Franche-Comté captent 11,6 Mt de CO2, soit l’équivalent des émissions des secteurs du transport routier et des combustions émises par l’industrie manufacturière.

Dans cette région caractérisée par une hydrographie abondante (cours d’eau, lacs et étangs), les agriculteurs céréaliers veillent à préserver ce patrimoine. La déclinaison régionale du plan EcoPhyto 2025 se traduit par un suivi régulier des eaux superficielles et souterraines que la nature géologique des sols (milieu karstique) rend plus sensibles à l’usage des produits phytosanitaires. Ce plan mobilise tous les acteurs régionaux soucieux du développement d’une agriculture à la fois productive et respectueuse de l’environnement.

La qualité des terroirs et les ressources naturelles sont des piliers du dynamisme régional que l’agriculture s’applique également à préserver. La filière céréalière multiplie les initiatives en faveur de l’entretien des paysages, des sols et de la biodiversité : mise en place de bandes enherbées le long des cours d’eau, implantation de couverts végétaux entre deux cultures, généralisation des outils de pilotage de précision qui permettent de réduire les utilisations de fertilisants et de produits de protection des plantes…

Enfin, le secteur coopératif de Bourgogne-Franche-Comté et le pôle de compétitivité régional Vitagora ont lancé, en 2010, la plateforme de recherche Artémis ayant pour vocation de développer et tester en conditions réelles de nouvelles approches agro-écologiques visant à limiter l’impact des activités sur le milieu naturel. 

 

La collecte

À l’intersection des voies de communication et des flux économiques de la façade Est, au carrefour des axes Rhin-Rhône et Saône-Rhône, à proximité de la Suisse, de l’Allemagne et de l’Italie, la région Bourgogne-Franche-Comté bénéficie d’une situation géographique très favorable. Les acteurs de la filière céréalière ont engagé d’importants investissements au fil des années pour développer le transport fluvial et ferroviaire. Le terminal céréalier de Pagny-Val-de-Saône a ouvert un accès au port de Fos-sur-Mer et au marché méditerranéen. Des investissements sont engagés pour moderniser la Moselle canalisée dans un programme baptisé « Moselle 2020, la voie intelligente » ainsi que sur le Rhin. Le fret ferroviaire constitue aussi un axe de développement avec les embranchements « trains complets » de Vesoul et Venarey-Lès-Laumes.

 

La transformation

Sur ces terres d’élevage, les ressources céréalières sont également un levier de synergies avec les filières animales, notamment en approvisionnant les 26 fabricants régionaux d’aliments pour animaux. Autre débouché caractéristique de Bourgogne-Franche-Comté, les orges sont valorisées par les filières malterie et brasserie régionales ou limitrophes.

Une contribution active au patrimoine gastronomique

Les acteurs céréaliers contribuent à valoriser les spécialités alimentaires et les produits régionaux et fournissant des matières premières conformes aux critères d’accès aux labels d’origine et de qualité (AOP, AOC, IGP). En effet, on trouve dans cette région réputée pour sa gastronomie de nombreux produits et recettes faisant directement ou indirectement la part belle aux céréales : volailles Label Rouge élevées aux grains, gougères farcies, croûtes aux morilles, pain d’épices de Dijon...

Le pôle de compétitivité agroalimentaire Vitagora apporte à la filière céréalière les ressources de son centre de recherche et d’innovation, en pointe sur les questions alimentaires. Porteur de projets liés à la thématique « Goût-Nutrition-Santé », il vise à promouvoir une alimentation durable et citoyenne. Le pain spécial « seniors », riche en vitamines et minéraux, est l’une traduction concrète de cet engagement nutritionnel et sociétal.