Les céréales en Bourgogne-Franche-Comté | Passion Céréales

Les céréales en Bourgogne-Franche-Comté

Les chiffres clés

  • 30 % de la surface agricole dédiée aux céréales
  • 5 millions de tonnes de céréales produites (Mt)
  • 2,6 Mt de blé tendre
  • 1,4 Mt d’orges
  • 29 00 ha de céréales certifiées bio ou en conversion
  • 3ème régionlivrant des farines biologiques
  • 718 millions € de valeur ajoutée de la filière céréalière pour la région
  • 79 % des habitants ont une opinion positive de la culture des céréales

* Source : ViaVoice-Passion Céréales 2020

La production

La surface agricole utile mobilise 2,4 millions d’hectares (Mha), soit la moitié de l’espace régional. Les cultures céréalières occupent 15 % du territoire (747 000 ha). Le blé tendre y est prépondérant (377 000 ha), suivi de l’orge (235 000 ha), du maïs et du triticale, croisement de blé et de seigle.

2,4 millions de tonnes (Mt) de blé tendre y sont récoltées chaque année et la région se positionne au 3e rang national de la production d’orge avec 1,4 Mt. Par ailleurs, 29 000 ha sont consacrés à la culture biologique des céréales.

L’agriculture régionale a développé un haut niveau de technicité permettant à ses acteurs de produire des blés tendres panifiables offrant des taux de protéines supérieurs à la moyenne nationale. Cette matière première qualitative répond aux exigences des activités de transformation, particulièrement en boulangerie et en biscuiterie. À l’inverse du blé, les orges destinées à la fabrication du malt doivent avoir un taux de protéines le plus faible possible. Là encore, les agriculteurs céréaliers de Bourgogne-Franche-Comté sont reconnus pour leur maîtrise des techniques culturales qui garantissent une qualité optimale d’orges brassicoles.

Environnement : une agriculture contributive

L’agriculture et la forêt sont les seuls secteurs économiques qui captent plus de CO2 qu’ils n’en n’émettent. Chaque année, les céréales cultivées en Bourgogne-Franche-Comté captent 13,3 Mt de CO2, soit l’équivalent des émissions des secteurs du transport routier et des combustions émises par l’industrie manufacturière.

Dans cette région caractérisée par une hydrographie abondante (cours d’eau, lacs et étangs), les agriculteurs céréaliers veillent à préserver ce patrimoine. La déclinaison régionale du plan EcoPhytose traduit par un suivi régulier des eaux superficielles et souterraines que la nature géologique des sols (milieu karstique) rend plus sensibles à l’usage des produits phytosanitaires. Ce plan mobilise tous les acteurs régionaux soucieux du développement d’une agriculture à la fois productive et respectueuse de l’environnement.

La qualité des terroirs et les ressources naturelles sont des piliers du dynamisme régional que l’agriculture s’applique également à préserver. La filière céréalière multiplie les initiatives en faveur de l’entretien des paysages, des sols et de la biodiversité : mise en place de bandes enherbées le long des cours d’eau, implantation de couverts végétaux entre deux cultures, généralisation des outils de pilotage de précision qui permettent de réduire les utilisations de fertilisants et de produits de protection des plantes…

Enfin, le secteur coopératif de Bourgogne-Franche-Comté et le pôle de compétitivité régional Vitagora ont lancé, en 2010, la plateforme de recherche Artémis ayant pour vocation de développer et tester en conditions réelles de nouvelles approches agro-écologiques visant à limiter l’impact des activités sur le milieu naturel. 

 

La collecte

Située au carrefour des axes Rhin-Rhône et Saône-Rhône, à l’interface de trois grands pôles économiques (Île-de-France, Grand Est, Auvergne-Rhône-Alpes), à proximité de la Suisse, de l’Allemagne et de l’Italie, la région est au centre des flux économiques et des communications de la façade Est. Afin de valoriser cette opportunité géostratégique, les acteurs de la filière céréalière ont engagé d’importants investissements pour développer le transport par voie fluviale. La création d’un terminal céréalier sur la Saône a ainsi permis d’ouvrir un accès au port de Fos-sur-Mer et, plus largement, sur les marchés du monde méditerranéen. Des investissements ont également été réalisés sur le canal de la Moselle et le Rhin. Du côté du fret ferroviaire, ce sont des embranchements « train complet » qui ont été mis en place à Venarey-Les Laumes et Vesoul.

La transformation

Sur ces terres d’élevage, les ressources céréalières sont également un levier de synergies avec les filières animales, notamment en approvisionnant les 26 fabricants régionaux d’aliments pour animaux. Autre débouché caractéristique de Bourgogne-Franche-Comté, les orges sont valorisées par les filières malterie et brasserie régionales ou limitrophes.

Une contribution active au patrimoine gastronomique

Les acteurs céréaliers contribuent à valoriser les spécialités alimentaires et les produits régionaux et fournissant des matières premières conformes aux critères d’accès aux labels d’origine et de qualité (AOP, AOC, IGP). En effet, on trouve dans cette région réputée pour sa gastronomie de nombreux produits et recettes faisant directement ou indirectement la part belle aux céréales : volailles Label Rouge élevées aux grains, gougères farcies, croûtes aux morilles, pain d’épices de Dijon...

Le pôle de compétitivité agroalimentaire Vitagora apporte à la filière céréalière les ressources de son centre de recherche et d’innovation, en pointe sur les questions alimentaires. Porteur de projets liés à la thématique « Goût-Nutrition-Santé », il vise à promouvoir une alimentation durable et citoyenne. Le pain spécial « seniors », riche en vitamines et minéraux, est l’une traduction concrète de cet engagement nutritionnel et sociétal.