Les céréales en Bretagne | Passion Céréales

Les céréales en Bretagne

Les chiffres clés

Les chiffres clés de la culture céréalière en Bretagne

  • 4,84 millions de tonnes de céréales produites  (blé tendre, maïs, orge, escourgeon, titricale…)
  • 1ère région française de fabrication d’aliments pour animaux
  • 5 millions de tonnes de céréales transformées pour la nutrition animale
  • 60 % du territoire breton est valorisé par l’agriculture
  • 76 % des Bretons ont une opinion positive de la culture des céréales dans leur région et 75 % considèrent que les produits céréaliers sont de bonne qualité*

* Source : Viavoice-Passion Céréales 2020

La production

Sur cette vaste avancée maritime, aux paysages diversifiés, aux terres riches et naturellement azotées, le blé tendre et le maïs grain représentent à eux seuls près de 80 % de la production céréalière, celle-ci étant complétée par l’orge, l’escourgeon, le triticale et l’avoine.Le climat de la péninsule bretonne, sa pluviométrie abondante et ses températures douces en hiver favorisent la culture céréalière,notamment celle du maïs, et permettent de réduire les recours à l’irrigation. 

Un impact environnemental maîtrisé

Depuis plusieurs années, la filière céréalière bretonne fait de l’environnement une de ses priorités. La profession agricole a également engagé des efforts importants depuis une vingtaine d’années, pour limiter les risques de pollution des eaux par les engrais et les produits phytosanitaires :

  • Mise en place de bandes enherbées le long des cours d’eau,
  • Implantation de couverts végétaux,
  • Utilisation d’outils de pilotage des apports d’azote aux stricts besoins des plantes.
Dans le cadre du plan Breizh bocage, 450 km de haies et de talus supplémentaires sont mis en place chaque année (contre 300 km dans les années 2010), ce qui porte à plus de 180 000 km le total de ces linéaires bocagers en Bretagne. Le plus souvent en bordure de cultures ou de prairies, ils constituent des barrières à l’érosion des sols et au ruissellement, servant de refuges pour de nombreuses espèces animales et végétales.
La communication, la formation ou la conduite de diagnostics phytosanitaires des sites d’exploitations contribuent à faire évoluer les bonnes pratiques agricoles dans le respect de
l’environnement (diagnostics Aquasite®, ARVALIS-Institut du Végétal). Plus de 3 000 exploitations bretonnes ont déjà bénéficié des analyses du Comité interprofessionnel de diagnostics
phytosanitaires (CRODIP) sur les risques liés aux produits phytosanitaires. Enfin, les industriels s’engagent pour diminuer leur empreinte écologique par des actions
concrètes : optimisation de la logistique, approvisionnements locaux, recyclage/valorisation des déchets et coproduits, etc.

Une agriculture diversifiée en développement

Répondant à une attente des consommateurs de plus en plus attentifs aux gages d’origine et d’authenticité, des industriels bretons ont créé en 1993 le label « Produit en Bretagne ». Fer de lance d’une stratégie de développement territorial, cette initiative compte aujourd’hui 420 entreprises dont plusieurs minoteries, biscuiteries, brasseries... 110 000 salariés et 5 500 produits labellisés sont regroupés sous cette bannière synonyme de qualité et de traçabilité.
 

La collecte

Le réseau régional de collecte et de stockage est principalement articulé autour de coopératives qui, en outre, assurent souvent la sélection des semences et la commercialisation des céréales. Principale spécificité régionale, les céréales collectées en région Bretagne (maïs grain et maïs fourrage, blé, orge) sont majoritairement destinées à l'alimentation animale, soit presque 5 Mt. Les moulins représentent le second débouché du blé tendre. Au total, le réseau de la collecte et du stockage est articulé autour d’une centaine d’opérateurs.

Une démarche qualité volontariste

À travers leur capacité de conseil et d’expertise auprès des agriculteurs (choix des variétés et des semences, pratiques culturales, réponse aux demandes du marché…) les organismes stockeurs contribuent à renforcer les liens techniques et économiques entre les producteurs de céréales et le monde industriel, en alimentaire comme en non alimentaire.

Ils participent notamment à la mise en place, depuis 2008, d’un système de protection des cultures visant à accroître les rendements (75 qx/ha pour le blé et de 95 qx/ha pour le maïs) tout en limitant l’impact sur l’environnement.

Traçabilité des produits et sécurité alimentaire sont au cœur de l’organisation de la collecte. La mise en place de procédures intégrées par filière (blé tendre, maïs..) permet de développer une véritable politique de traçabilité dans différents domaines.

 

La transformation

La région compte également un tissu dense d’entreprises leaders pour la transformation en boulangerie et en biscuiterie, une cinquantaine de moulins, quelques brasseries et surtout 75 usines de fabrication d’aliments pour animaux, dans une région où l’élevage est très présent. Par ailleurs, avec près de 2 000 boutiques, la boulangerie artisanale représente près d’un commerce de détail alimentaire sur deux dans la région.

Une filière orientée vers l'alimentation animale

Si la meunerie représente 0,2 million de tonnes (Mt), dédiée pour l‘essentiel à la panification, à la boulangerie, à la pâtisserie et à la biscuiterie, c’est très largement à la fabrication d’aliments pour le bétail qu’est dévolue la production des céréales en Bretagne. La part des céréales dans la fabrication d’aliments pour animaux s’élève à près de 5 Mt. 

Une boulangerie et une biscuiterie renommées

La Bretagne est une importante région céréalière où le savoir-faire traditionnel breton permet aux produits de boulangerie et de biscuiterie de rayonner bien au-delà des frontières régionales, avec notamment des marques présentes dans la plupart des enseignes de la grande distribution.

Ouverture et innovation

La Bretagne est une région particulièrement dynamique en matière de communication pour faire mieux connaître sa filière céréalièreainsi que ses métiers agricoles et agro-alimentaires. De nombreuses viles de la région, à l’image de Brest, Nantes, Rennes, Saint-Brieuc ou Vannes, organisent chaque année des journées « Ferme en ville ». Ces initiatives peuvent également prendre d’autres formes : rencontres à la ferme, visites d’exploitations, aménagement de parcelles d’essais ouvertes au public…

Enfin, dans le cadre de son schéma régional de l’innovation, la région Bretagne mène un certain nombre d’actions concrètes pour soutenir l’innovation dans sa première industrie, l’agro-alimentaire : nouveaux produits, développement technologique, logistique, management, création du pôle Valorial autour de « l’aliment de demain », soutien aux établissements d’enseignement supérieur et à l’Agrocampus…