Les céréales en Bretagne

Les chiffres clés

Les chiffres clés de la culture céréalière en Bretagne

  • 4,8 millions de tonnes de céréales produites en 2014 (blé tendre, maïs, orge, escourgeon, titricale, oléoprotéagineux…)
  • 1ère région agroalimentaire de France
  • 1ère région française de fabrication d’aliments pour animaux
  • 5 millions de tonnes de céréales transformées pour la nutrition animale
  • 60 % du territoire breton est valorisé par l’agriculture
  • 90 % de la production réalisée par des exploitations agricoles de petite taille
  • + 6 % de progression des surfaces agricoles consacrées aux céréales sur 20 ans
  • 78 % des Bretons ont une opinion positive de la culture des céréales dans leur région et 87 % considèrent que les produits céréaliers sont de bonne qualité

La production

Sur cette vaste avancée maritime, aux paysages diversifiés, aux terres riches et naturellement azotées, le blé tendre et le maïs grain représentent à eux seuls près de 80 % de la production céréalière, celle-ci étant complétée par l’orge, l’escourgeon, le triticale et l’avoine.Le climat de la péninsule bretonne, sa pluviométrie abondante et ses températures douces en hiver favorisent la culture céréalière,notamment celle du maïs, et permettent de réduire les recours à l’irrigation. Ainsi, les prélèvements d’eaux souterraines et de surface effectués par l’agriculture bretonne se limitent à 3 % des prélèvements effectués par l’ensemble de la région, soit 3 m3/ha contre 133 m3/ha pour la moyenne nationale.

Un impact environnemental maîtrisé

Depuis plusieurs années, la filière céréalière bretonne fait de l’environnement une de ses priorités. La profession agricole a également engagé des efforts importants depuis une vingtaine d’années, pour limiter les risques de pollution des eaux par les engrais et les produits phytosanitaires :

  • Mise en place de bandes enherbées le long des cours d’eau,
  • Implantation de couverts végétaux,
  • Utilisation d’outils de pilotage des apports d’azote aux stricts besoins des plantes.

La communication, la formation, les diagnostics d’exploitations mis en place dans ce cadre contribuent encore aujourd’hui à faire évoluer les pratiques agricoles. En Bretagne, ce sont notamment 3 000 exploitations qui ont été diagnostiquées dans le cadre d’Aquasite®,diagnostic délivré par ARVALIS-Institut du végétal, sur les risques liés aux produits phytosanitaires sur l’exploitation. Des investissements importants et innovants sont consacrés à l'amélioration de l'environnment, notamment via le réseau Bretagne Environnement Plus. En outre, un Programme de maîtrise des pollutions d’origine agricole (P.M.P.O.A.) a été mis en place, depuis 1994, au niveau régional. Son objectif est d’aider les agriculteurs à adapter leurs équipements et leurs pratiques afin de maîtriser au mieux l’impact de leur activité et de préserver la qualité des eaux.

Une agriculture diversifiée en développement

La volonté bretonne d’une agriculture diversifiée, fondée sur des pratiques et des produits d’excellence, est à l’œuvre dans la création d’une filière de qualité dédiée au blé noir. Initiée par l’association Blé noir tradition Bretagne-Gwinizh du Breizh, cette filière a été récompensée, en 2010, par un Trophée de l’Agriculture durable, décerné par le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Pêche, et sa Farine de blé noir a obtenu l’indication géographique protégée (IGP), reconnaissance européenne marquant le lien entre le produit et le territoire dont il est issu.

Les céréales bio représentent quant à elles désormais 12 266 hectares, soit 2 % des surfaces céréalières.

 

La collecte

Le réseau régional de collecte et de stockage est principalement articulé autour de coopératives qui, en outre, assurent souvent la sélection des semences et la commercialisation des céréales. Principale spécificité régionale, les céréales collectées en région Bretagne (maïs grain et maïs fourrage, blé, orge) sont majoritairement destinées à l'alimentation animale, soit 4,7 Mt. Les moulins représentent le second débouché avec des livraisons de blé tendre s’établissant à 0,2 Mt. Au total, le réseau de la collecte et du stockage est articulé autour d’une centaine d’opérateurs.

Une démarche qualité volontariste

À travers leur capacité de conseil et d’expertise auprès des agriculteurs (choix des variétés et des semences, pratiques culturales, réponse aux demandes du marché…) les organismes stockeurs contribuent à renforcer les liens techniques et économiques entre les producteurs de céréales et le monde industriel, en alimentaire comme en non alimentaire.

Ils participent notamment à la mise en place, depuis 2008, d’un système de protection des cultures visant à accroître les rendements (75 qx/ha pour le blé et de 95 qx/ha pour le maïs) tout en limitant l’impact sur l’environnement.

Traçabilité des produits et sécurité alimentaire sont au cœur de l’organisation de la collecte. La mise en place de procédures intégrées par filière (blé tendre, maïs..) permet de développer une véritable politique de traçabilité dans différents domaines.

 

La transformation

La région compte également un tissu dense d’entreprises leaders pour la transformation en boulangerie et en biscuiterie, une cinquantaine de moulins, 10 brasseries et surtout 80 usines de fabrication d’aliments pour animaux, dans une région où l’élevage est très présent. Par ailleurs, avec près de 2 000 boutiques, la boulangerie artisanale représente près d’un commerce de détail alimentaire sur deux dans la région.

Une filière orientée vers l'alimentation animale

Si la meunerie représente 0,2 million de tonnes (Mt), dédiée pour l‘essentiel à la panification, à la boulangerie, à la pâtisserie et à la biscuiterie, c’est très largement à la fabrication d’aliments pour le bétail qu’est dévolue la production des céréales en Bretagne. La part des céréales dans la fabrication d’aliments pour animaux s’élève à près de 5 Mt. L’évolution des quantités d'aliments fabriqués ou composés à destination des productions animales(porcins, volailles, bovins) est en recul assez sensible depuis 2000, passant de 10 MT à 8,7 Mt (chiffre 2009). Elle reste tout à fait consistante au regard d’une activité des fabricants qui se chiffre, nationalement, à hauteur de 20,8 millions de tonnes.

Une boulangerie et une biscuiterie renommées

La Bretagne est une importante région céréalière où le savoir-faire traditionnel breton permet aux produits de boulangerie et de biscuiterie de rayonner bien au-delà des frontières régionales, avec notamment des marques présentes dans la plupart des enseignes de la grande distribution.

Ouverture et innovation

La Bretagne est une région particulièrement dynamique en matière de communication pour faire mieux connaître sa filière céréalièreainsi que ses métiers agricoles et agro-alimentaires. De nombreuses viles de la région, à l’image de Brest, Nantes, Rennes, Saint-Brieuc ou Vannes, organisent chaque année des journées « Ferme en ville ». Ces initiatives peuvent également prendre d’autres formes : rencontres à la ferme, visites d’exploitations, aménagement de parcelles d’essais ouvertes au public…

Enfin, dans le cadre de son schéma régional de l’innovation, la région Bretagne mène un certain nombre d’actions concrètes pour soutenir l’innovation dans sa première industrie, l’agro-alimentaire : nouveaux produits, développement technologique, logistique, management, création du pôle Valorial autour de « l’aliment de demain », soutien aux établissements d’enseignement supérieur et à l’Agrocampus…