Les céréales en Centre-Val de Loire

Les chiffres clés

Les chiffres clés de la culture céréalière en Centre-Val de Loire

  • 9 millions de tonnes de céréales produites en moyenne chaque année
  • 1/3 de la surface totale régionale dédiés aux cultures céréalières
  • 2e région productrice pour le blé tendre l’orge et le blé dur
  • 44 % de la production régionale de blé tendre exportés (4 Mt/an)
  • 19 000 exploitations agricoles cultivant des céréales, dont 344 exploitations certifiées « bio »
  • 30 000 emplois générés par la filière
  • 1,2 milliard d’euros de valeur ajoutée générée par la filière régionale
  • 79 % des habitants de la région ont une opinion positive de la culture des céréales et 73 % considèrent qu’elles contribuent à valoriser les paysages locaux*

* Source : Viavoice 2016

La production

Sur ce territoire irrigué par la Loire et ses affluents, les céréales côtoient des activités agricoles très diversifiées. Du bassin parisien aux contreforts du Massif Central, épousant la topographie régionale, les grandes cultures s’associent aux plaines de la Beauce et de la Champagne berrichonne tandis que la viticulture et le maraîchage bordent la Loire et le Cher et que le sud du territoire accueille les filières animales, dont la filière caprine.

Réparties sur 2,3 millions d’hectares (Mha), les activités agricoles valorisent 60 % du territoire régional (3,9 Mha). Les cultures céréalières représentent à elles seules 55 % de la surface agricole, soit 1,2 Mha. On y recense 25 000 exploitations agricoles dont une grande partie (19 000) cultive des céréales.

Préserver les paysages et l'environnement

L’agriculture et la forêt sont les seuls secteurs économiques qui captent plus de CO2 qu’ils n’en n’émettent. Chaque année, les céréales cultivées en Centre-Val de Loire captent 20,6 Mt d’équivalent CO2, soit le poids des émissions produites par les autres secteurs économiques de la région.

Outre cet atout pour la qualité de l’air, d’importants efforts sont dédiés à la préservation de la ressource en eau et à la gestion de l’impact des évolutions climatiques. Depuis 2015, les acteurs de la filière céréalière ont ainsi mis en place, à travers leur organisme expert ARVALIS-Institut du végétal, une plate-forme expérimentale de plein champ destinée à étudier les comportements des plantes face au manque d’eau et à identifier les différences de tolérance à la sécheresse en fonction des variétés.

Parallèlement, les agriculteurs céréaliers multiplient les initiatives en faveur de la biodiversité et de la qualité de l’environnement : mise en place de bandes enherbées le long des cours d’eau, implantation de couverts végétaux entre deux cultures, utilisation d’outils de décision et de pilotage des cultures permettant de réduire les apports de fertilisants et de produits de protection des plantes (systèmes d’information, télédétection, guidage par satellite…). En Centre-Val de Loire, plus de 200 000 ha sont exploités à l’aide de Farmstar, outil de pilotage de la fertilisation par satellite.

La collecte

Ces organismes jouent un rôle important auprès des agriculteurs pour les aider à assurer la qualité, la quantité et la régularité des récoltes. Leur expertise s’exprime en premier lieu par la fourniture de semences bénéficiant des dernières avancées agronomiques et adaptées aux spécificités locales. Leurs conseils techniques et commerciaux (pratiques culturales, aides à la décision, réponse aux demandes du marché…) contribuent aux performances des exploitations ainsi qu’au renforcement des liens économiques entre les mondes agricole et industriel.

Au plan commercial, les acteurs de la collecte valorisent plus de 80 % de la production régionale en dehors des frontières régionales, notamment en Île-de-France, mais aussi et surtout sur les marchés étrangers (Europe, Maghreb…) qui représentent 44 % des débouchés du blé tendre.

Une démarche qualité volontariste

Les conditions de stockage font l’objet de démarches spécifiques afin de garantir des qualités techniques et sanitaires répondant aux plus hauts standards exigés par les transformateurs, tant au niveau local que sur les marchés export.

La mise en place de procédures intégrées par filière (maïs, blé tendre, orge…) permet notamment de développer une véritable politique de traçabilité. Ce faisceau d’expertises représente un apport décisif en faveur de la qualité des grains et du dynamisme commercial de la filière céréalière en région Centre-Val de Loire.

La transformation

La meunerie, la malterie et la nutrition animale constituent un point fort avec 27 moulins, 2 unités de malterie et 10 fabricants d’aliments pour animaux. La boulangerie industrielle y est aussi représentée et la boulangerie artisanale compte pas moins de 1 500 points de vente.

Près de 13 000 salariés interviennent dans les secteurs utilisateurs des céréales. Étroitement associées au monde agricole et réparties sur l’ensemble du territoire, ces activités contribuent aux équilibres ville-campagne et au dynamisme régional.

La qualité "du champà la table"

La gastronomie et la qualité de l’alimentation sont des piliers du patrimoine et de l’art de vivre en Centre-Val de Loire. La préservation de ce capital est une exigence qui engage les acteurs de la filière céréalière dans de multiples domaines : formation des opérateurs, traçabilité sur la totalité du cycle de production-transformation, contrôles sanitaires réguliers, obtention de certifications, engagement en faveur de labels d’identification (origine, authenticité…), valorisation des productions et des savoir-faire locaux, innovation...

La région produit de nombreuses spécialités culinaires connues et appréciées dans toute la France et au-delà des frontières. Outre les différents crus de vins, les fromages de chèvre et les pralines de Montargis, on recense bon nombre de produits et recettes associées aux céréales, à l’image des volailles Label Rouge élevées aux grains, des Madeleines d’Illiers-Combray chères à Marcel Proust, des palets solognots ou encore du Pithiviers... Sans oublier la fameuse tarte « à l’envers » qui fut accidentellement inventée par les sœurs Tatin, restauratrices à Lamotte-Beuvron.