Les céréales en Grand Est

Les chiffres clés

Les chiffres clés de la culture céréalière en Grand Est

  • 1ère région céréalière de France et d’Europe avec plus de 10 Mt par an
  • 1,35 Mha dédiés aux céréales
  • 1ère région française productrice d’orge (3 Mt)
  • 1ère région mondiale pour la malterie
  • 2ème  région productrice de maïs (2,2 Mt) et de blé tendre (5,5 Mt)
  • 2,1 Md€ de valeur ajoutée pour la région
  • 49 000 emplois directs
  • 83 % des habitants du Grand Est ont une opinion positive de la culture des céréales

* Source : ViaVoice 2016

La production

Plus de la moitié des exploitations cultivent des céréales, qui occupent une surface totale 1,35 Mha. Levier du dynamisme régional, les cultures céréalières ont contribué, au fil des siècles, à façonner le paysage du Grand Est. La production céréalière s’établit à 10,5 Mt par an. Elle se répartit autour du blé tendre (5,5 Mt), de l’orge (3 Mt), du maïs (2,2 Mt) et du blé dur (0,6 Mt). En outre, 14 700 ha sont consacrés à la culture biologique des céréales dans laquelle sont impliquées 556 exploitations.

Un engagement concret en faveur de l’environnement

La maîtrise de l’impact environnemental des cultures est une priorité dans cette région caractérisée par la qualité de ses eaux superficielles. Grâce à l’importante nappe phréatique du bassin rhénan, première réserve d’eau souterraine en Europe, les besoins d’irrigation des cultures céréalières sont satisfaits sans avoir recours aux eaux de surfaces, ce qui permet de préserver la ressource hydrique, y compris pour le maïs.

L’engagement responsable des agriculteurs se traduit aussi par le maintien de la diversité des paysages et la préservation des sols (implantation de haies et de bandes enherbées, rotation des cultures…) ainsi que par la mise en œuvre, au quotidien, de solutions visant à réduire l’empreinte écologique des activités agricoles : pilotage de précision des culture pour réduire les utilisations de produits phytosanitaires, géothermie, valorisation de la biomasse, recyclage…

Chaque année, les céréales cultivées dans le Grand Est captent 26 Mt DE CO2, ce qui équivaut aux émissions totales des secteurs du transport routier et des combustions dans l’industrie manufacturière. La quantité de CO2 captée par une culture de blé est environ trois fois supérieure aux gaz à effet de serre émis pour la produire.

La collecte

La région rassemble de grands acteurs de la collecte et du stockage (73 entreprises). Ils sont répartis de façon dense et homogène sur l’ensemble du territoire et sont un facteur de synergies entre  la production agricole, la commercialisation des grains et la transformation. Ce réseau de forte capacité concourt également à l’équilibre ville-campagne et à l’attractivité des zones rurales par le maintien de toute une économie non délocalisable.

La qualité au service de toute la filière

Les organismes de collecte jouent un rôle clé dans la dynamique Qualité qui signe la production céréalière du Grand Est. Enjeu stratégique majeur, la qualité des grains fait l’objet d’une attention particulière afin de répondre aux plus hauts standards exigés par les transformateurs, tant au niveau local que sur les marchés Export. La mise en place de procédures intégrées par filière (maïs, blé tendre, blé dur, orge) permet notamment la mise en place d’une véritable politique de traçabilité.

La transformation

La place prépondérante du maïs s’accompagne d’une forte représentation des industries orientées vers l’amidonnerie et la semoulerie. Sur les 2,2 millions de tonnes produites, un part importante est transformée en amidon utilisé par de nombreuses industries alimentaires (boissons, confiseries, glaces, boulangerie-pâtisserie…) et non alimentaires (chimie, biocarburants…). Le reste est transformé par les semouleries pour différentes utilisations alimentaires (brasserie, corn flakes, produits de snacking, alimentation infantile…).

Autre point fort de la région, ses sept malteries connaissent de nombreux débouchés : bières, alcools forts, céréales du petit-déjeuner, boissons énergisantes... La meunerie y est également très développée. Les Grands Moulins de Strasbourg, l’un des leaders nationaux du secteur, déploient la plus grosse capacité d’écrasement d’Europe.

La région produit de nombreuses spécialités culinaires à base de céréales comme les Madeleines de Commercy, les bretzels, les gaufres ardennaises ou les biscuits roses de Reims appréciées dans toute la France et bien au-delà.

À la pointe de la valorisation du végétal

La région Grand Est est également très présente sur les nouveaux débouchés incorporant une biomasse notamment issue des céréales : production de bioéthanol de première et deuxième génération (plateforme agro-industrielle sur le site de Pomacle-Bazancourt), développement d’utilisations à forte valeur ajoutée dans les produits détergents ou cosmétiques,  mise au point de composants innovants pour l’industrie pharmaceutique, recherche portant sur de nouvelles solutions enzymatiques pour l’industrie agroalimentaire...