Les céréales en Hauts-de-France

Les chiffres clés

Les chiffres clés de la culture céréalière en Hauts-de-France

  • 50 % de la surface totale régionale dédiés aux cultures céréalières
  • 3e région céréalière française en termes de surfaces cultivées (1,1 Mha)
  • 9 millions de tonnes (Mt) de céréales récoltées par an
  • 1ère région productrice pour le blé tendre (7,3 Mt)
  • 164 organismes de collecte et de négoce
  • 2,6 milliards d’euros de valeur ajoutée pour la région
  • 83 % des habitants des Hauts-de-France ont une opinion positive de la culture des céréales*

 

* Source : Viavoice 2016

La production

La région offre des traits morphologiques et des reliefs contrastés entre la plaine de Flandres, les collines et les bas plateaux de l’Artois et de la Picardie ou les paysages vallonnés du Boulonnais. La qualité des sols et la douceur du climat océanique sont propices à la culture des céréales, dont les rendements figurent parmi les plus hauts au plan national.

Réparties sur 2,1 millions d’hectares (Mha) de surface utile, les activités agricoles valorisent 67 % de ce territoire de 3,2 Mha : un record national. Les cultures céréalières représentent à elles seules 50 % de la surface agricole. On y recense pas moins de 83 000 exploitations agricoles dont une grande partie (près de 48 000) cultive des céréales.

Un levier de valorisation des territoires

Dans une région qui compte de nombreux sites naturels inscrits ou classés mais où le passé industriel et minier a parfois laissé des traces, l’agriculture joue un rôle important dans la réhabilitation des sols et dans la préservation de la qualité des paysages. La contribution de la filière céréalière à cette valorisation du territoire est reconnue par 81 % des habitants des Hauts-de-France (enquête Viavoice 2016).

Grâce aux nouvelles pratiques culturales et aux outils dédiés à l’agriculture de précision (aides à la décision, technologies numériques et satellitaires), les acteurs des grandes cultures sont fortement impliqués dans la réduction des impacts des activités agricoles sur l’environnement, la biodiversité et les évolutions climatiques.

La région est notamment l’une des toutes premières de France à s’être engagée dans le programme ClimAgri®, un dispositif de diagnostic et d’optimisation du poste « Énergie et Gaz à effets de serre » mis en place par l’Ademe à destination des exploitations agricoles et forestières. Cela se traduit par des actions concrètes : formations à l’éco-conduite des tracteurs, élaboration de plans d’économies d’énergie au champ et à la ferme, évaluation et réduction des émissions de gaz à effets de serre d’origine agricole... Autant de leviers qui aident les exploitations à optimiser leur bilan économique, énergétique et environnemental.

La collecte

Les conditions de stockage font l’objet de démarches spécifiques afin de garantir des qualités techniques et sanitaires répondant aux plus hauts standards exigés par les transformateurs, tant au niveau local que sur les marchés export.

Des débouchés locaux et internationaux

Les céréales collectées sont valorisées sur place par une industrie régionale puissante. Elles sont également exportées au départ des grands ports céréaliers de Dunkerque et de Rouen, principalement vers le Moyen-Orient, le Maghreb, l’Afrique de l’Ouest et l’Asie.

Au cœur d’un grand triangle nord-européen et d’un bassin de consommation à fort potentiel, les Hauts-de-France sont une plateforme d’échanges dynamique pour le négoce des céréales. La région bénéficie d’infrastructures de transport multimodales et performantes (routes, réseau ferré et fluvial), d’une façade maritime de 190 km ouverte sur la Manche et la Mer du Nord. En 2020, le futur canal à grand gabarit Seine-Nord-Europe viendra compléter ce dispositif propice au commerce des céréales sur l’un des couloirs de transit les plus empruntés d’Europe.

La transformation

La meunerie (27 moulins), l’amidonnerie (3 unités de production), la malterie (3 sites) et la nutrition animale (17 fabricants) sont des activités phares de la filière céréalière régionale. La production d’amidon, de glucose et d’alcool éthylique issus des céréales répond aux besoins des industries alimentaires et non alimentaires également très implantées sur le territoire : boissons, confiseries ; pharmacie, papeterie, chimie...

Boulangeries industrielles et artisanales, brasseries et biscuiteries viennent compléter le tableau des activités utilisatrices de céréales. Au total, 51 000 salariés interviennent sur l’ensemble de la filière, ce qui fait des Hauts-de-France le deuxième employeur céréalier du pays, juste derrière la Nouvelle Aquitaine.

Qualité et innovation au menu

La qualité des produits céréaliers issus des Hauts-de-France est unanimement reconnue. L’attachement de la population à cette ressource se traduit par une consommation supérieure à la moyenne en pain, pâtes et pâtisseries, et par une activité boulangère dynamique. Des productions locales sont souvent valorisées par des Labels comme « Saveurs en Or », « Terroirs de Picardie » ou « Le Ch’ti Marché ». Enfin, les tartes au sucre et gâteau battu, crêpes et gaufres, carbonades et bières figurent parmi les nombreuses spécialités à base de céréales qui font la renommée culinaire de la région.

Les Hauts-de France ont su attirer à eux des compétences technologiques et scientifiques  dédiées au développement de l’économie agroalimentaire. La région accueille le pôle compétitivité IAR (Industries & Agro-Ressources) qui travaille sur la valorisation complète des plantes. Une voie agro-industrielle porteuse de nombreux débouchés pour la filière céréalière : biomatériaux, biocarburants, biomolécules... On y recense également plusieurs centres techniques et d’expertise consacrés à la conservation des ressources agricoles, à la mise en œuvre de systèmes de production innovants, au travail des sols et à la recherche agronomique.