Les céréales en Île-de-France

Les chiffres clés

Les chiffres clés de la culture céréalière en Île-de-France

  • 64 % de la surfaces agricole utile consacrés aux céréales (363 000 ha)
  • 3,1 millions de tonnes de céréales produites (blé, maïs, orges)
  • 5 000 exploitations agricoles dont 4 000 produisant des céréales
  • 1ère région meunière avec 22 moulins et 1 milliard de baguettes vendues dans la région
  • 75 % des céréales de la région sont dirigées vers une autre région française (26 %) ou à l’international (49 %)
  • 79 % des Franciliens reconnaissent la qualité des produits céréaliers*

* Source : ViaVoice 2016

La production

La région offre une grande diversité de paysages parsemés de vastes plaines céréalières et ponctués de nombreux moulins historiques, signes visibles de sa vocation à nourrir la population de la Capitale et de ses environs.

Ses terres fertiles et des conditions climatiques clémentes sont les garants d’une production céréalière de haute qualité. L’Île-de-France est particulièrement réputée pour ses blés tendres, à forte teneur en protéines. Ils donnent à la farine une « valeur boulangère » recherchée par les acteurs de la boulangerie artisanale et industrielle.

Les zones de culture franciliennes se répartissent de manière homogène sur le territoire de la grande couronne : Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Val d’Oise. La surface agricole utile s’étend sur plus de 3,1 millions d’hectares (Mha), dont 26 % consacrés aux grandes cultures. Avec 280 000 ha, le blé tendre représente à lui seul 65 % des surfaces cultivées. Les autres productions céréalières se répartissent entre maïs (44,9 Mha), orges (72 Mha) et blé dur (3,6 Mha).

Malgré la baisse sensible des surfaces agricoles au cours des vingt dernières années, la région a su conserver sa capacité de production céréalière grâce à de bonnes performances en termes de rendements, tant pour le blé tendre (86,2 q/ha) que pour l’orge (76,1 q/ha).

Au total, la production céréalière francilienne s’élève à plus de 3,1 millions de tonnes annuelles (Mt) réparties entre 1,9 Mt de blé tendre, 450 000 tonnes de maïs, 563 000 tonnes d’orge et 24 000 tonnes de blé dur.

Préserver les équilibres territoriaux et environnementaux

Au cœur d’un bassin économique à forte densité démographique, l’agriculture contribue, malgré la pression de l’expansion urbaine, au maintien des équilibres entre ville et campagne. Le projet de « Vallée agricole » de Paris à Roissy (5 000 hectares de terres reconquis sur le bitume et rendus aux céréales, au maraîchage et à la viticulture d’ici à 2025) illustre la volonté de sauvegarder le patrimoine et les savoir-faire agricoles de la région.

La région s’attache aussi à la préservation des paysages dans le respect de la biodiversité. Mise en place de bandes enherbées le long des cultures afin de préserver les cours d’eaux, implantation de couverts végétaux entre deux cultures pour fixer l’azote sur les parcelles, protection raisonnée, généralisation des bonnes pratiques culturales... : les agriculteurs céréaliers multiplient les actions en faveur de l’environnement.

En parallèle, la part des surfaces céréalières cultivées en mode biologique progresse de façon constante. Elle a doublé en moins de dix ans pour atteindre quelque 5 000 ha.

Enfin, chaque année, les céréales cultivées en Île-de-France captent 7,4 Mt de CO2, ce qui équivaut aux émissions totales du secteur de la combustion dans les industries de l’énergie et de la transformation de l’énergie. La quantité de CO2 captée par une culture de blé est environ trois fois supérieure aux gaz à effet de serre émis pour cette production.

La collecte

Pour répondre à l’importance des volumes de la production céréalière (3,1 Mt), les activités de collecte et de stockage mobilisent une centaine de professionnels, issus du secteur coopératif ou du négoce privé. Outre les acteurs franciliens, elle s’appuie pour bonne part sur le réseau de collecte des régions limitrophes.

La collecte de grains destinée aux semenciers est l’une des spécificités de la région qui totalise 8 % des surfaces nationales dédiées à la production de semences.

Enfin, la collecte et la commercialisation bénéficient pleinement de la densité et de la convergence des infrastructures de transport régionales : réseau routier, réseau ferroviaire, voies navigables, aéroports....

La qualité, enjeu de toute la filière

Les collecteurs jouent un rôle clé dans la dynamique Qualité qui signe la production céréalière francilienne. La qualité des grains fait l’objet d’une attention particulière afin de répondre aux plus hauts standards exigés par les transformateurs, tant au niveau local que sur les marchés à l’exportation.

À travers leur capacité de conseil et d’expertise auprès des agriculteurs (choix des variétés et des semences, pratiques culturales, réponse aux demandes du marché…), les organismes stockeurs contribuent à renforcer les liens techniques et économiques entre les producteurs de céréales et le monde industriel.

La transformation

Avec 15 % de la production française de farine, la meunerie francilienne se positionne au premier rang national. 22 moulins sont établis dans la région, dont plusieurs leaders nationaux et internationaux. Ces acteurs sont souvent des entreprises familiales solidement implantées depuis plusieurs générations.

La région compte de nombreuses usines de transformation de céréales : quatre brasseries, une semoulerie, une usine de fabrication de pâtes, des fabricants d'aliments pour animaux ainsi que plusieurs entreprises de boulangerie-pâtisserie industrielle et panification.

Un terroir de spécialités

La boulangerie fait partie intégrante de l’identité francilienne. On compte environ 5 200 boulangeries dans toute l’Île-de-France. Elles fabriquent chaque année pas moins d’1 milliard de baguettes. Croustillante et fondante, la baguette parisienne est un produit emblématique de la région et, au-delà, de toute la nation. À travers la Fête du Pain, organisée chaque année sur le Parvis de Notre-Dame, Paris démontre son indéfectible engagement pour la promotion de la baguette de tradition française et du pain en général.

Au-delà du pain, la région est un terroir de spécialités boulangères (croissants, brioches, chouquettes...). Plusieurs productions céréalières bénéficient du label « Mangeons local en Île-de-France », une marque d’identification fondée sur le patrimoine gastronomique, le respect de l’environnement et le maintien de l’emploi sur la région.