Les céréales en Normandie | Passion Céréales

Les céréales en Normandie

Les chiffres clés

Les chiffres clés de la culture céréalière en Normandie

  • 2/3 du territoire normand est valorisé par l’agriculture
  • La production annuelle normande est de 5 millions de tonnes de céréales (blé tendre, orge, maïs)
  • La moitié des 35 000 exploitations agricoles normandes produisent des céréales
  • Rouen est le 1er port européen exportateur de céréales
  • 873 millions d’euros de valeur ajoutée pour la région par la filière céréalière
  • 79 % des Normands ont une opinion positive de la culture des céréales*

Source : Viavoice-Passion Céréales, 2020

 

La production

Riche d’un patrimoine environnemental varié et de nombreux territoires protégés, la Normandie déroule ses paysages verdoyants composés de plateaux agricoles fertiles. Ils sont bordés sur plus de 640 km d’un littoral s’étirant du Mont Saint-Michel jusqu’au Tréport.

La région est dotée d’une surface agricole utile de près de 2 Mha, dont 21 % consacrés aux céréales. Avec 4700 000 ha, le blé tendre représente à lui seul 75 % des surfaces cultivées qui accueillent également de l’orge (110 000 ha) et du maïs (22 000 ha).

La production céréalière s’élève en moyenne à plus de 5 millions de tonnes annuelles (Mt) réparties entre 4 Mt de blé tendre, 220 000 t de maïs et 850 000 t d’orge. Grâce aux qualités de ses sols limoneux, la Normandie se positionne au deuxième rang national pour ses rendements en blé tendre, juste derrière les Hauts-de-France.

La production certifiée bio ou en cours de conversion est devenue un axe stratégique pour les acteurs de la région Normandie. Elle représente actuellement une surface cultivée de près de 7 000 hectares impliquant plus de 400 exploitations, et elle ne cesse progresser.

Préserver le patrimoine naturel

L’agriculture normande s’attache à préserver la qualité de ses terroirs et de ses richesses naturelles. Cela se traduit par des initiatives concrètes en faveur de l’entretien des paysage ou du maintien de la biodiversité dans les bocages du flanc ouest de la région, dans les marais du Cotentin et plus largement sur les espaces classés « Natura 2000 ».

L’implantation ou la restauration de haies champêtres en bordure des parcelles cultivées concourt à la préservation du milieu naturel et à la maîtrise de l’effet de serre, sachant qu’un km de haie capte de 500 à 900 kg de CO2 . Parallèlement, l’entretien de bandes enherbées le long des cours d’eau et la mise en place de couverts végétaux « pièges à nitrates » entre deux cultures contribuent à préserver la qualité de la ressource en eau.

La généralisation au sein des exploitations des outils d’aide au pilotage de précision des cultures permet de réduire l’utilisation de produits fertilisants et d’adapter les apports d’azote aux justes besoins des plantes. 

La collecte

Ils approvisionnent en blé, orge, maïs et lin un tissu industriel de proximité dense et diversifié. Sur ces terres d’élevage, la nutrition animale représente un important débouché qui valorise une part importante des céréales locales.

À travers leur capacité de conseil et d’expertise auprès des agriculteurs (choix des variétés et des semences, pratiques culturales, suivi des demandes du marché…), les acteurs de la collecte s’impliquent au quotidien pour optimiser les échanges techniques et économiques entre les producteurs de céréales et le monde industriel.

Un territoire ouvert sur le monde

Avec Rouen, la Normandie dispose du premier port européen exportateur de céréales. Idéalement situé « au bout des champs », au cœur des plaines céréalières, ce terminal offre des débouchés exceptionnels aux productions de la région. Les volumes exportés s’établissent à 7,5 millions de tonnes.

Le blé normand part principalement à destination de l’Union Européenne pour 0,6 Mt, du Maghreb pour 4,9 Mt et de l'Afrique de l'ouest pour 0,7 Mt.

Enfin, les activités déployées autour des ports de Rouen et de Caen-Ouistreham favorisent les synergies entre activités agricoles et industrielles tout en maintenant un lien étroit entre espace rural et milieu urbain.

La transformation

Ces emplois se répartissent entre :

– production (17 600 exploitations agricoles produisant des céréales) ;
– collecte et commercialisation des grains (silos) ;
– entreprises de 1ère transformation : production alimentaire (20 moulins, 1 malterie, 1 semoulerie),
fabrication d’aliments du bétail (26 sites de production), production d’éthanol (1 distillerie) ;
– entreprises de 2de transformation : boulangeries industrielles, boulangeries artisanales, brasseries, usines de panification, biscuiteries...

Une identité et dessavoir-faire protégés

La qualité des produits du terroir fait de la Normandie une région de gastronomie au patrimoine reconnu. Elle s’attache à valoriser ses productions agricoles au travers des signes de qualité tels que les AOC, AOP et IGP.

En outre, les « Démarches Terroirs » de Normandie, regroupant plusieurs familles de produits, permettent d'assurer aux consommateurs la localisation du producteur (agriculteur ou artisan), l'origine normande de la matière première et/ou du savoir-faire et le recours à des techniques de fabrication traditionnelles. C’est notamment le cas pour la « Baguette du Perche » ou le « Pain normand », pour ne citer qu’eux.

Depuis toujours, la filière céréalière a investi dans le renforcement du lien entre les  pratiques agricoles et les besoins industriels afin de s’adapter au mieux aux attentes du consommateur. Elle est ainsi fortement impliquée dans des partenariats de recherche et de développement mis en place à cet effet : ADRIA Normandie, IRQUA, pôle de compétitivité VALORIAL…