Les céréales en Nouvelle-Aquitaine

Les chiffres clés

Les chiffres clés de la culture céréalière en Nouvelle Aquitaine

  • 2e région productrice de céréales
  • 1,35 million d’hectares de céréales
  • 83 000 exploitations agricoles dont 48 000 cultivent des céréales
  • 9,8 millions de tonnes de céréales produites (Mt)
  • 3,4 Mt de blé tendre (5e région productrice)
  • 1ère région de France et d’Europe pour la production de maïs grain (4,5 Mt)
  • 2,1 milliards d’euros de valeur ajoutée pour la région
  • 74 % des habitants de Nouvelle Aquitaine ont une opinion positive de la culture des céréales*

Source : Viavoice 2016

La production

Bordée à l’ouest par une grande partie de la façade littorale atlantique (plus de 700 km), la région Nouvelle Aquitaine se déploie jusqu’à la frontière espagnole dans une extrême variété de climats, de terroirs et de productions : grandes cultures, vignes, élevage, fruits et légumes.

Les céréales y sont cultivées sur 1,35 Mha, mobilisant 1/3 des terres arables. On y trouve majoritairement du blé tendre (527 Mha) et du maïs (525 Mha), mais aussi des orges, sur près de 126 000 ha, ainsi qu’un peu de blé dur (39 500 ha). Enfin, 25 900 ha sont consacrés à la culture de céréales bio.

La production annuelle de céréales s’établit en moyenne à 9,8 millions de tonnes (Mt). En tête, les volumes de maïs grain s’élèvent à 4,5 Mt (1ère région productrice) devant le blé tendre (3,4 Mt), l’orge (0,7 Mt) puis le blé dur (0,2 Mt).

Préserver la ressource en eau

La filière céréalière est fortement engagée dans la gestion responsable de la ressource en eau, enjeu régional en Nouvelle Aquitaine. La protection de la nappe alluviale en zone agricole y est depuis plusieurs années une priorité car cette réserve d'eau, située à faible profondeur, est très vulnérable.

Les agriculteurs locaux, et en particulier les céréaliers, multiplient les initiatives afin d’ajuster les apports en eau au juste besoin des plantes : outils pointus de diagnostic et de pilotage de l’irrigation, notamment par voie numérique (logiciels spécialisés, applications pour smartphones), modernisation des matériels d’aspersion, mise en place de retenues d’eau, introduction de variétés de plantes plus résistantes au stress hydrique...

Dans ce cadre, les acteurs de la filière bio (grandes cultures, bovins et maraîchage) ont lancé en avril 2017 le programme « Valley Bio du Gave » visant à promouvoir l’agriculture biologique pour préserver les sous-sols et, plus largement, accompagner les agriculteurs dans leur transition vers une agriculture toujours plus respectueuse de l’environnement.

La collecte

Depuis la mise en culture jusqu’aux expéditions en passant par les conditions de collecte et le stockage, la production céréalière régionale fait l’objet de soins et d’exigences qui la rendent conforme aux plus hauts standards de qualité et de traçabilité, tant pour les débouchés dans l’alimentation humaine que pour ceux orientés vers la nutrition animale.

Une vocation exportatrice

Si la collecte est principalement valorisée au niveau local, elle trouve également des débouchés à l’export. La position géographique de Nouvelle Aquitaine (façade Atlantique, frontière espagnole) associée qualité de ses productions céréalières (blés panifiables supérieurs, maïs classe A...) représentent à cet égard des atouts déterminants pour le négoce et l’exportation des céréales.

De plus, la région dispose d’importantes infrastructures portuaires (Bassens-Bordeaux, Bayonne, Rochefort, Tonnay-Charente) qui offrent à la filière un levier de compétitivité incomparable. Grâce à ses eaux profondes qui lui permettent d’accueillir des navires de fort tonnage, le Port Atlantique de la Rochelle-Pallice est l’un des terminaux portuaires céréaliers les plus actifs de France avec un volume de plus de 3,4 Mt par an.

Au total, près de 7 Mt de céréales sont exportées chaque année de Nouvelle Aquitaine : le maïs est principalement acheminé vers l’Europe (2,5 Mt) tandis que le blé tendre est plutôt expédié vers le Maghreb et l’Afrique (3,3 Mt).

La transformation

La Nouvelle Aquitaine compte également une quarantaine d’entreprises produisant sous label Bio, dont des fabricants de céréales pour petit-déjeuner. Et, depuis quelques années, elle voit se développer une activité brassicole dynamique (9 brasseries).

Enfin, dans le domaine non alimentaire, la région dispose d’une importante unité de production de bioéthanol, Abengoa Bioenergy, située à Lacq, qui transforme chaque année 500 000 tonnes de céréales produites localement.

À travers l’ensemble de ses activités (agriculture, collecte, négoce, transformation), la filière céréalière emploie 54 000 personnes en Nouvelle Aquitaine.

Un terroir de saveurs et de qualité

Territoire d’excellence agricole, Nouvelle Aquitaine est la première région française en termes de reconnaissances officielles : ses productions totalisent 155 signes de qualité, soit 10,3 % des AOP hexagonales et 20 % des IGP (hors vins). 40 % des exploitations agricoles produisent au moins un produit sous SIQO (Signe Officiel de la Qualité et de l'Origine), contre 29 % sur toute la France.

De nombreuses productions animales nourries avec des céréales régionales bénéficient d’une IGP (indication géographique protégée), à l’image des canards à foie gras du Sud-Ouest, des volailles du Val-de-Sèvres ou des poulets jaunes de Saint-Sever.

La filière Pain n’est pas en reste avec la création, en 2010, du groupement de qualité « La dynamique céréalière », soutenu par l’Institut régional de la qualité agro-alimentaire (Irqua). Réunissant organismes collecteurs-stockeurs, meuniers et boulangers, elle permet aux blés régionaux d’accéder à une marque de reconnaissance (farine « Épipain ») et de contribuer à la production d’une baguette tradition 100 % locale.

Enfin, plusieurs spécialités emblématiques de Nouvelle Aquitaine s’appuient sur les céréales pour construire le patrimoine gastronomique régional : cannelé bordelais, broyé du Poitou, gâteau creusois, pain corrézien, tourteau fromager...