Les céréales en Pays de la Loire

Les chiffres clés

Les chiffres clés de la culture céréalière en Pays de la Loire

  • 31 000 exploitations agricoles dont 21 600 cultivant des céréales
  • 35 % des surfaces agricoles dédiés aux cultures céréalières
  • 5,5 millions de tonnes (Mt) de céréales produites en moyenne par an
  • 5e région céréalière en volumes récoltés
  • 2e région française pour la production d’aliments pour animaux
  • 37 moulins
  • 39 biscuiteries
  • 1 100 exploitations produisant des céréales bio
  • 74 % des Ligériens ont une image positive de la culture des céréales dans leur région*

* Source : Viavoice 2016

La production

Sur ce territoire de 3,2 millions d’hectares couvert à 40 % par les milieux naturels (forêts, zones humides, prairies), la surface agricole utile (SAU) représente plus de 2 millions d’hectares (Mha), soit l’une des plus importantes de France proportionnellement à la superficie de la région. Les céréales, cultivées sur 35 % de la SAU, y cohabitent avec une grande variété de cultures végétales : oléoprotéagineux, vignobles, vergers, productions horticoles et semencières…

On y trouve principalement du blé tendre (370 000 ha) et du maïs (168 00 ha) ainsi que, sur des surfaces plus réduites, de l’orge, du blé dur et du triticale qui témoignent de la diversité des modèles agricoles régionaux. De plus, les agriculteurs céréaliers sont très orientés vers les marchés émergents, comme le quinoa, ou à fort potentiel de développement, à l’image de la production bio. Avec plus d’un millier d’exploitations produisant des céréales sous label bio, la région se classe au 4e rang national dans ce domaine.

Préserver les paysages et l'environnement

Des bocages du Perche aux rives de la Loire, des marais vendéens aux coteaux angevins, les Pays de la Loire disposent d’un patrimoine naturel exceptionnel aux côtés duquel les activités agricoles se sont, au fil des siècles, développées harmonieusement, contribuant à façonner les paysages qui signent l’identité régionale. Depuis plus de 15 ans, les acteurs de la filière céréalière conduisent des actions de préservation à travers le maintien de la qualité des paysages, des sols et de la biodiversité.

Afin de maîtriser l’impact des activités agricoles, ils multiplient les initiatives telles que la mise en place de bandes enherbées le long des cours d’eau, l’implantation de couverts végétaux entre deux cultures, l’utilisation d’outils de pilotage des cultures pour ajuster les apports de produits fertilisants et phytosanitaires aux stricts besoins des plantes...

En outre, le secteur coopératif local est à l’origine du programme « AgriCO2 », destiné à  former les agriculteurs aux stratégies de réduction des émissions de gaz à effet de serre.  Enfin,  la région bénéficie de la station expérimentale d’ARVALIS-Institut du Végétal de la Jaillière (Loire-Atlantique), dont les travaux sont orientés vers l’innovation agronomique au service de l’environnement.

Ces initiatives contribuent directement à l’amélioration du bilan en CO2 des cultures céréalières, sachant que l’agriculture et la forêt sont les seuls secteurs économiques qui captent plus de CO2 qu’ils n’en n’émettent. Ainsi, chaque année, les céréales cultivées dans les Pays de la Loire retiennent 17,8 Mt d’équivalent CO2, soit le volume des émissions issues du transport routier et de la combustion d’énergie fossiles dans les industries de la région. 

La collecte

Les conditions de stockage font l’objet de démarches spécifiques afin de garantir des qualités techniques et sanitaires répondant aux plus hauts standards exigés par les transformateurs, tant au niveau local que sur les marchés export.

Les organismes stockeurs remplissent également une mission de conseil et d’expertise auprès des agriculteurs : choix des variétés et des semences, pratiques culturales, réponse aux demandes du marché… Cette action contribue à renforcer les liens techniques et économiques entre les producteurs de céréales et le monde industriel, en alimentaire comme en non alimentaire.

Une vocation exportatrice

Dotée d’une façade maritime de 450 km, la région dispose de plusieurs ports qui facilitent les échanges commerciaux et représentent un atout pour l’exportation des grains : Nantes, Saint-Nazaire, Montoir-de-Bretagne, Les Sables d’Olonne.

Les céréales françaises qui transitent par ces terminaux portuaires sont exportées en direction du Portugal, de l’Espagne mais aussi de l’Algérie, de l’Égypte, du Yémen ou du Royaume-Uni. Cette activité génère de nombreux emplois dans les fonctions logistiques et de négoce.

La transformation

Les Pays de la Loire sont, avant tout, une grande région meunière, dotée d’une forte concentration de moulins : 37 unités écrasent chaque année plus de 670 000 t de blé tendre. 36 % des farines produites sont destinées à la consommation locale, notamment via le réseau de boulangeries artisanales, et 56 % approvisionnent les industries agroalimentaires de la région : 39 biscuiteries, 51 boulangeries-pâtisseries industrielles, 7 industries de panification croustillante et moelleuse…

Sur cette terre d’élevage où les productions bovines, porcines et avicoles restent prépondérantes, le secteur de la nutrition animale occupe une place dominante, au 2e rang de la production française d’aliments fabriqués avec 18 % de la production nationale (4 Mt). Acteur à part entière du dynamisme de ce secteur, la filière céréalière régionale fournit chaque année près de 2 Mt de matière première aux 45 unités de production implantées dans les Pays de la Loire.

Toutes activités confondues, de la production à la transformation en passant par la collecte et le négoce, la filière céréalière régionale génère 37 000 emplois qui, souvent enracinés en zone rurale, contribuent aux maintien des équilibres territoriaux.

La qualité "du champ à la table"

La région Pays de la Loire est un leader français et européen pour la production alimentaire sous signes officiels de qualité et d’origine : Label Rouge, AOC/AOP, IGP, AB… Ainsi, les pains, brioches, biscottes, pains d’épice ou gâteaux secs bénéficiant d’un label bio ou d’origine que l’ont trouve dans le commerce sont le plus souvent issus de la filière céréalière ligérienne.

La traçabilité des produits, la sécurité alimentaire, la qualité sanitaire et l’innovation sont au cœur des pratiques et de l’organisation des acteurs de la filière céréalière qui, à travers cette approche exigeante de la chaîne de production, se mobilise pour offrir la meilleure réponse aux attentes des consommateurs. En outre, les entreprises agroalimentaires ligériennes se sont fédérées, depuis 2004, sous la bannière de LIGERIAA, association régionale des industries alimentaires des Pays de la Loire, en vue de favoriser l’échange d’informations et d’expériences sur les nouveaux enjeux agroalimentaires.

La région compte de nombreuses spécialités qui s’appuient sur les céréales pour enrichir son patrimoine gastronomique : préfou (pain peu levé garni d’ail et de beurre), fouaces, volailles Label Rouge nourries aux grains, biscuit nantais, brioche vendéenne...  Et l’histoire retiendra que c’est à Sablé-sur-Sarthe que sont apparus, en 1670, les premiers sablés, ces biscuits secs très appréciés de Louis XIV et de son célèbre pâtissier, Vatel.