La valorisation de l’origine géographique des produits, créatrice de valeur pour la filière céréalière dans la région Occitanie Pyrénées-Méditerranée | Passion Céréales

La valorisation de l’origine géographique des produits, créatrice de valeur pour la filière céréalière dans la région Occitanie Pyrénées-Méditerranée

Les céréales produites en Occitanie approvisionnent les nombreux sites de première et seconde transformation présents dans la région : 67 moulins dédiés à la production de farine, 24 fabricants d’aliments pour le bétail, plusieurs unités de boulangerie, pâtisserie et biscuiterie industrielle ainsi que des fabricants de pop-corn.

Si nous avons choisi d’aborder en Occitanie la thématique de l’origine géographique, c’est parce que la région est l’une des plus actives dans la valorisation de ses productions agroalimentaires, notamment au travers de nombreux identifiants d’origine et de qualité (IGP, AOC/AOP, Label Rouge, AB, etc.).

Plus de 250 productions régionales sont d’ores et déjà labellisées, dont de nombreuses volailles nourries avec des céréales de la région ainsi que le « Riz de Camargue », qui bénéficie  d’une Indication géographique protégée (IGP) délivrée par la Commission Européenne.

Ainsi, le 30 novembre dernier, nous nous sommes réunis au Marché d’intérêt national de Toulouse pour évoquer ce formidable levier de développement et de croissance pour la région qu’est la valorisation de l’origine géographique des produits céréaliers.
Représentants de la filière et pouvoirs publics régionaux ont eu le plaisir de parler ensemble de savoir-faire, de la zone traditionnelle, des aides et distinctions pour nos produits, de relocalisation de la transformation, et bien entendu des attentes de nos consommateurs en matière agroalimentaire.

Ainsi, la Région s’engage et les mesures autour de cette grande cause régionale se multiplient :

  • Nous mettons en place des contrats d’agriculture durable pour répondre à l’érosion et à l’appauvrissement des sols (pour favoriser la conservation et la fertilisation des sols) ;
  • Nous mettons en avant le rôle de la clientèle de proximité pour les filières agricoles par la création d’une centrale alimentaire avec regroupement des producteurs dans l’offre globale de restauration ;
  • Nous cherchons à réapprendre aux jeunes à cuisiner grâce à des formations sur des camions-cuisine mis à disposition par la Région ;
  • Nous lançons également une démarche d’économie ménagère en donnant la possibilité de réapprendre des gestes simples pour mieux manger et remettre l’alimentation au cœur du foyer grâce à de l’approvisionnement local ;
  • Enfin, nous mettons systématiquement en avant les atouts des productions agricoles de la Région et leurs avantages comparatifs, notamment au regard des attentes sociétales.

L’Occitanie Pyrénées-Méditerranée est la première région agricole de France, ses atouts compétitifs résident notamment dans la qualité de ses pratiques et de ses savoir-faire locaux. Nous nous engageons au quotidien pour les préserver et les valoriser aux côtés des producteurs et transformateurs du territoire.
 

Première région agricole de France

La production céréalière régionale s’élève en moyenne à 4,8 millions de tonnes (Mt) par an dont 1,6 Mt pour le blé tendre, 692 000 tonnes (t) pour le blé dur (1ère région productrice française), 1,6 Mt pour le maïs, 488 000 t pour l’orge, 129 000 t pour le sorgho (1ère région productrice française) et 1 350 t pour le riz. « Notre région compte aussi une soixantaine de moulins, une centaine de coopératives et organismes stockeurs ainsi qu’une vingtaine de fabricants d’aliments pour le bétail », précise en introduction Jean-François Gleizes, producteur de blé dur et Délégué régional de Passion Céréales. On y trouve des petites filières qui montent en puissance comme celle du blé de force dans l’Ouest de la région. L’Occitanie est la première région en surfaces dédiées à l’agriculture biologique avec plus de 245 000 hectares dont près de 31 000 ha pour les seules céréales. De la production à la transformation, en passant par la collecte et le négoce, la filière céréalière génère ici 37 000 emplois.

« Par ses atouts géologiques et la variété de son climat, la Région Occitanie a pu très tôt s’orienter vers des productions de qualité et continuer à dégager de la valeur », complète Vincent Labarthe, vice-président en charge de l’agriculture et de l’enseignement agricole de la Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée.

Valoriser les productions du terroir

Citons, entre autres initiatives portées par la Région, la mise en place de contrats d’agriculture durable pour assurer la préservation des sols ou la mise en place d’une centrale alimentaire favorisant l’utilisation des produits de terroir dans la restauration scolaire et collective. « Par ailleurs, dans le cadre d’une sensibilisation concrète aux enjeux de l’alimentation, des cuisines pédagogiques mobiles seront mis à disposition pour former les jeunes à la cuisine. Adossée aux épiceries sociales, une démarche d’économie ménagère sera déployée afin de réapprendre les gestes simples et remettre l’alimentation et son approvisionnement local au cœur des foyers », poursuit Pierre Bangi.

« Il faut aussi faire toute la place à la créativité et à la pluralité », insiste de son côté Bruno Roussel, directeur délégué au Conseil Régional d’Occitanie. C’est pourquoi le soutien de la Région est un atout pour tous ceux qui souhaitent porter des projets de valorisation. De nombreux dispositifs vis-à-vis de la production sont mis en place pour assurer la compétitivité des entreprises agroalimentaires ». L’appui régional se traduit aussi par des aides à l’installation pour les jeunes agriculteurs ou des aides à la transmission pour que des agriculteurs puissent venir  - et surtout rester - sur des structures pérennes et viables. Il se manifeste également par des aides sur l’innovation et la recherche.

En parallèle, la Région Occitanie continue de mettre en avant les avantages comparatifs de ses territoires et de ses pratiques agricoles face aux nouvelles attentes sociétales comme la faiblesse de son Indice de fréquence de traitements phytosanitaires (IFT). Cela fait d’elle la région de France où les céréales sont les moins traitées quand elles ne sont pas issues de l’agriculture biologique.

Ressorts et conditions d’une valorisation réussie

Pour sa part, l’association Blé Dur Méditerranée a vu le jour en 2009 afin de soutenir la filière : collecteurs coopératifs et privés, représentants agricoles de la filière Blé dur du Languedoc-Roussillon, de Midi-Pyrénées, de PACA, de la Drôme et de l’Ardèche, soit une zone de culture qui concentre 60 % de la semoulerie française (450 000 tonnes) et 43 % des volumes de blé dur exportés (612 000 tonnes). Grâce à elle, le blé dur a été au centre d’une forte campagne de valorisation, ainsi que le souligne Serge Vialette, agriculteur et président de Blé Dur Méditerranée : « c’est une filière ancestrale construite autour d’une céréale déjà cultivée par les Romains entre Sète et Montpellier. Comme bien souvent, ce sont les crises qui sont à la source de ces projets de valorisation. Plus précisément, l’évolution de la PAC et la perte des aides couplées ont conduit les céréaliers à devoir créer de la valeur ajoutée sur les territoires. »

Du local à l’export, identifier les sources de valeur ajoutée

Les travaux des acteurs de Blé Dur Méditerranée ont notamment permis la récente reconnaissance de la « spécificité de la zone traditionnelle de production du blé dur français (PACA, Occitanie/Pyrénées-Méditerranée, Drôme et Ardèche). Cette reconnaissance, obtenue lors des discussions du bilan de santé de la PAC a permis aux producteurs d’obtenir un soutien lié à la « production structurellement fragile » dans cette zone, caractérisée par des exploitations céréalières de petite taille jouant un rôle majeur dans l’aménagement du territoire et le maintien d’emplois ruraux. « Le blé dur doit demeurer compétitif pour que collecteurs et semouleries restent sur ces zones avec toute l’activité liée. De plus, la proximité géographique avec les semouleries locales diminue l’empreinte carbone de l’activité pour une production alimentaire durable », ajoute Serge Vialette. Située dans une région au cœur de l’Europe du Sud et ouverte sur la Méditerranée, la filière Blé Dur a également été encouragée à se tourner vers l’export (Italie, Grèce, Maghreb, Afrique de l’Ouest) en s’appuyant sur les infrastructures régionales des ports de Sète et de Port-la-Nouvelle, premier port exportateur de blé dur.

« Effectivement, constate Bruno Roussel, les crises nous poussent à avancer, à construire des structures et des filières pour œuvrer aussi bien sur le champ local qu’à l’export dans une société où, de plus en plus, c’est le consommateur qui guide avec, parfois derrière, le poids de la grande distribution. Dans cette phase de transition économique, sociale et environnementale, on assiste bien à un changement de paradigme : ‘’de la fourchette à la fourche’’ remplace désormais ‘’de la fourche à la fourchette’’. » « Reste que pour capter de la valeur ajoutée sur les marchés de proximité comme sur les marchés à l’export, il nous faut tout à la fois du soutien PAC et du soutien sur les filières et dans les territoires », insiste Serge Vialette.

Composer avec la disponibilité des ressources locales

Alors qu’il y a vingt-cinq ans, on ne comptait plus que cinquante brasseries artisanales sur tout le territoire français, il s’en ouvre une à deux chaque jour. On en recense au total près de 1 400, entre 120 et 130 sur la seule Région Occitanie. Pour Jean-Olivier Rieusset, co-fondateur et responsable production des bières artisanales et biologiques de la brasserie Alaryk (Béziers), « l’hyper croissance actuelle des brasseries artisanales s’inscrit en pleine cohérence avec le mouvement de valorisation des productions locales. Sa nouvelle activité brassicole a commencé il y a trois ans à 4 000 hectolitres. Elle devrait être portée à court terme à 25 000 hectos.»

« On observe une volonté des consommateurs de privilégier les circuits courts et de se rapprocher des producteurs locaux, explique cet entrepreneur. Mais les seconds transformateurs que nous sommes sont confrontés à la difficulté de nous fournir en local. En effet, nous devons en partie acheter nos malts certes en France, mais en dehors de la région, voire en Allemagne ou en Belgique. Le problème se pose au niveau du premier transformateur. Il nous manque un acteur intermédiaire en région et un outil agile qui puisse s’adapter à nos petits volumes ». La question de la création dans la Région de cette plateforme que les brasseurs d’Occitanie appellent de leurs vœux reste posée sachant, notamment, que le groupe coopératif Arterris reste ouvert à cette idée.

« De la même manière, abonde Rémy Andrieu, il nous faut lever certains préjugés des consommateurs et lutter contre la confusion faite entre bio et local. En effet, le bio n’est pas nécessairement local et le local n’est pas nécessairement bio, d‘autant plus que nous ne sommes pas en mesure aujourd’hui, en Occitanie, de produire les quantités de blé nécessaires pour répondre à la forte demande sur les farines biologiques. » Notons toutefois que la mise en culture de blés CRC (Culture Raisonnée Contrôlée) permet déjà de répondre à la demande de farines produites sous cahier des charges très exigeant.

Imaginer de nouveaux partages de la marge

Pierre Ginèbre, directeur de l’Irqualim, attire l’attention sur une tendance à ne pas occulter : « même si les consommateurs s’interrogent effectivement davantage sur l’origine des produits qu’ils achètent, même si l’acte d’achat est considéré comme un acte citoyen, le montant alloué à l’alimentation dans le budget des ménages ne cesse de diminuer pour atteindre aujourd’hui un palier bas. » Rappelons que l’Irqualim a pour objet depuis 1992 de développer une politique de qualité des produits agricoles et agroalimentaires en Occitanie par toute action favorisant la mise en œuvre et la promotion des signes officiels de qualité.

« Pour se lancer dans une valorisation de produit comme nous l’avons fait autour du pain, il faut tout d’abord être convaincu par le projet puis se tenir au plus près du consommateur et retranscrire le plus fidèlement ses envies. Il ne faut pas négliger le volet Marketing et communiquer entre autres sur notre faible niveau d’IFT, un atout qui reste peu connu de nos clients », souligne Rémy Andrieu. Quant à la question du partage de la marge, elle est centrale dans un dossier comme celui du pain du Tarn. « Il faut travailler d’une part à contractualiser sur plusieurs années pour les céréales afin de sortir des contraintes du marché économique mondial auxquelles nous sommes confrontés quotidiennement et, d’autre part, assurer le partage de la marge entre producteurs, collecteurs, meuniers et boulangers. »

Une réflexion pourrait aussi être engagée autour de la notion de « partage équitable de la marge », dans l’esprit de ce qu’a fait, en région Centre, la Laiterie Saint-Denis-de-l ‘Hôtel autour de la marque « C’est qui le patron ? ». « Ce lait est vendu 30 centimes d’euros plus cher que le lait d’entrée de gamme ce qui permet de rémunérer correctement le producteur », précisent les représentants de Cema-Purpan, syndicat professionnel d'études, de formations et d'informations agricoles pour les exploitants agricoles.

Produire local, raisonner global

De son côté, la filière du Blé dur est engagée dans la création d’un consortium réunissant Blé Dur Méditerranée, des collecteurs de blé et un pastier qui reste à trouver en vue de la création d’une semoulerie sur le territoire. « Il nous faudra convaincre aussi bien l’amont et l’aval et développer un marketing sur le territoire pour dégager de la valeur ajoutée », insiste Serge Vialette. Pour la coopérative Arterris, la création de valeur autour du blé dur passe aussi par un travail collectif qui pourrait être engagé sur la fabrication de pâtes à marque de producteur.

Pour pouvoir s’ajuster à la réalité des ressources et des débouchés de la filière brassicole, « le Syndicat national des brasseurs indépendants ainsi que des producteurs de céréales et de houblon se sont engagés, sur la base de l’envoi d’un questionnaire adressé aux 1 400 brasseurs artisanaux de France, à rédiger un livre blanc. Il permettra de revenir aux réalités locales, département par département, et de dresser un état des lieux aussi bien sur la partie céréales que sur la partie houblon afin de dimensionner au plus juste cette activité », annonce Jean-Olivier Rieusset.

Plus largement, pour toute la région Occitanie, ajoute Serge Vialette, « il nous faudrait, comme en Bretagne, nous battre collectivement, disposer d’un signe fort qui rallie les productions et investir bien davantage dans une recherche variétale adaptée à nos territoires ». Pour Vincent Labarthe, « cela commence à se faire autour de la marque Sud de France en cours de déploiement à l’échelle de la nouvelle Région ». Enfin, pour ce qui relève des enjeux liés à la recherche et à l’innovation, Arvalis-Institut du Végétal dispose « de quatre sites en Occitanie et de 45 chercheurs qui travaillent notamment sur le blé dur d’Occitanie et la recherche de nouvelles variétés adaptées aux spécificités du terroir et au changement climatique », comme le rappelle Sophie Vallade, directrice d’Arvalis-Institut du Végétal pour la Région Sud.

En conclusion, Jean-François Gleizes rappelle le nécessaire soutien à apporter aux agriculteurs et aux céréaliers en fournissant ce qu’il décrit comme « un appui à l’éclosion de certains projets en mode start-up ». Dans la mutation actuelle, « il faut tout à la fois reconquérir nos marchés intérieurs, combler le déficit de transformation des produits des grandes cultures pour continuer à marquer des points dans un marché mondialisé ». Et ne jamais perdre de vue qu’il n’y a pas de concurrence entre les filières d’Occitanie mais de la convergence et de la valeur à dégager et à partager durablement.
 

Nos conclusions

Première région agricole de France

De l’Arc Méditerranéen aux Pyrénées, de Toulouse au port de Sète en passant par le Gers, le Tarn et la Garonne, la Région Occitanie est la première région agricole de France. Elle est historiquement une terre de grandes cultures. On y recense plus de 78 000 exploitations dont près de 40 000 cultivent des céréales. Mobilisant 26 % de la surface agricole utile, soit 815 000 hectares (ha), la culture des céréales se répartit entre blé tendre (280 000 ha), maïs (180 000 ha), blé dur (146 000 ha), sorgho et riz.
La production céréalière régionale s’élève en moyenne à 4,8 millions de tonnes (Mt) par an.

Par ses atouts géologiques et la variété de son climat, la Région Occitanie a pu très tôt s’orienter vers des productions de qualité et continuer à dégager de la valeur.

Valoriser les productions du terroir

L’Occitanie/Pyrénées-Méditerranée est la seule région européenne à posséder près de 250 signes officiels de qualité et d’origine (SIQO) et la première au monde pour le vignoble sous appellation.

La Région a déclaré l’alimentation « Grande cause régionale » pour l’année 2018 ainsi que pour l’année 2019. Citons, entre autres initiatives portées par la Région dans ce contexte, la mise en place de contrats d’agriculture durable pour assurer la préservation des sols, ou encore la mise en place d’une centrale alimentaire favorisant l’utilisation des produits de terroir dans la restauration scolaire et collective.

En parallèle, la Région Occitanie continue de mettre en avant les avantages comparatifs de ses territoires et de ses pratiques agricoles face aux nouvelles attentes sociétales, comme la faiblesse de son Indice de fréquence de traitements phytosanitaires (IFT). Cela fait d’elle la région de France où les céréales sont les moins traitées, quand elles ne sont pas issues de l’agriculture biologique.

Les ressorts et conditions d’une valorisation réussie

En Occitanie, les projets de valorisation des produits agricoles locaux se multiplient et les acteurs de la filière céréalière s’emparent de ce levier, à l’image de l’appellation IGP obtenue par les riziculteurs camarguais depuis 2000.

En 2002 par exemple, l’association Lo Cantèl a été créée autour du souhait des consommateurs de mieux connaître l’origine des produits. De son côté, l’association Blé Dur Méditerranée a vu le jour en 2009 afin de soutenir la filière.

Les débats ont permis d’isoler 3 leviers pour une valorisation réussie :

  • Identifier les sources de valeur ajoutée, du local à l’export ;
  • Composer avec la disponibilité des ressources locales ;
  • Imaginer de nouveaux partages de la marge.

Produire local, raisonner global

Les agriculteurs et plus spécifiquement les céréaliers ont besoin d’un appui à l’éclosion de certains projets, « en mode start-up ». Dans la mutation actuelle, il faut tout à la fois reconquérir les marchés intérieurs et continuer à marquer des points dans un marché mondialisé.

Enfin, il ne faut jamais perdre de vue qu’il n’y a pas de concurrence entre les filières d’Occitanie mais de la convergence et de la valeur à dégager et à partager durablement.
 

Le Grand Marché : un atout de poids pour l’Occitanie

Il rassemble par ailleurs plus de 300 producteurs et constitue un atout régional de poids pour desservir le bassin de population d’1,2 million d’habitants, le plus dynamique démographiquement en France. « Deuxième marché de France derrière Rungis, le Grand Marché de Toulouse Occitanie se veut être la centrale d’achat des commerces de proximité et de la restauration collective », explique Maguelone Pontier, directrice du Grand Marché. Il accueille trois catégories d’acteurs majeurs : des grossistes de gré à gré, des grossistes à service complet comme Pomona et des « Cash & Carry » comme Métro.

On trouve également sur le site des transporteurs, des transformateurs, des logisticiens du dernier kilomètre mais aussi des écoles et des restaurants. « La feuille de route du MIN, poursuit Maguelone Pontier, repose sur trois volets : la diversification de l’offre physique par rapport aux besoins des producteurs, le développement des services comme la logistique et la digitalisation et, enfin, la conquête de nouveaux clients pour accroître le taux d’occupation qui atteint désormais 87 %. La filière céréalière a toute sa place dans cet espace optimisé et géré depuis 2016 dans le cadre d’une Délégation de service public (DSP). »