Les céréales en Occitanie

Les chiffres clés

Les chiffres clés de la culture céréalière en Occitanie

  • 4,8 millions de tonnes de céréales produites en moyenne par an
  • 1,6 Mt de blé tendre et autant de maïs
  • 1ère région productrice de semences de blé dur 1ère région productrice de blé dur (692 000 t) et de sorgho (129 000 t)
  • 2e région productrice de riz
  • 3,7 % de la surface céréalière cultivée en bio (1ère région française)
  • 136 organismes de collecte et de stockage
  • 2 terminaux céréaliers portuaires dédiés à l’export (Sète et Port-la-Nouvelle)
  • 1,5 milliard d’euros de valeur ajoutée pour la région
  • 76 % des Occitans ont une opinion positive de la culture des céréales dans leur région

* Source : Viavoice 2016

La production

Sur ce vaste territoire de 73 000 km² qui s’étend de la Garonne à la Vallée du Rhône, du Massif Central aux Pyrénées et à la Méditerranée, et où 85 % des espaces sont classés « zone de handicap naturel » (piémonts et montagnes), les activités agricoles ont su relever les défis topographiques et climatiques pour faire de l’Occitanie la deuxième région agricole de France. Productions viticoles, fruits et légumes, polyculture, élevage : 78 000 exploitations s’y consacrent, sachant que près de la moitié (37 338) cultivent des céréales.

Celles-ci mobilisent 26 % de la surface agricole utile, soit environ 815 000 hectares (ha) cultivés en blé tendre (280 000 ha), maïs (179 400 ha), blé dur (146 400 ha), sorgho (22 400 ha) et riz (2 840 ha). C’est également la première région en surfaces dédiées à l’agriculture biologique (plus de 245 650 hectares, dont 30 538 ha pour les seules céréales).

Préserver le patrimoine naturel

Depuis de nombreuses années, la filière céréalière place l’environnement au cœur de ses priorités. ARVALIS-Institut du végétal, organisme scientifique et technique dédié à la filière, dispose en Occitanie d’une importante implantation régionale, dont plusieurs stations expérimentales. Ses travaux se consacrent au quotidien à faire évoluer les approches agronomiques et les variétés cultivées autour d’un double objectif : adapter les cultures aux conditions climatiques spécifiques de la région tout en réduisant leur impact sur l’environnement.

Concernant la gestion de l’eau, les irrigants de la région ont pris des mesures pour limiter les apports d’eau aux justes besoins des plantes : outil de pilotage de l’irrigation, amélioration des contrôles des matériels d’aspersion, utilisation de variétés plus résistantes au stress hydrique…

Sur le terrain, les agriculteurs développent des initiatives favorables à la qualité et à la protection de l’environnement : implantation de haies en bordure des cultures et de bandes enherbées le long des cours d’eau, mise en place de cultures intermédiaires « pièges » à nitrates et à CO2, utilisation d’outils de pilotage des apports d’azote, investissements dans des équipements de production d’énergie à partir de la biomasse… 

La collecte

Les acteurs de la collecte ont pour mission fondamentale de garantir la qualité et la traçabilité des lots de céréales. Ils assurent le stockage des grains dans des conditions de conservation et de sécurité optimales en attendant d’approvisionner les utilisateurs locaux ainsi que ceux des régions voisines et des pays tiers.

A ce titre, le réseau régional joue un rôle important à l’export. Tirant parti de la situation géographique exceptionnelle de la région et s’appuyant sur les infrastructures portuaires de Sète et de Port-la-Nouvelle, il s’implique fortement dans les échanges avec l’Europe du Sud et le monde Méditerranéen, notamment avec les grands acheteurs de blé dur que sont l’Italie, la Grèce, le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest. Le terminal céréalier de Port-la-Nouvelle expédie à lui seul plus de la moitié des exportations de blé dur français.

Un leader du secteur "semences"

Les organismes stockeurs d’Occitanie sont également très impliqués dans la production et la commercialisation de semences de céréales. Dans cette région qui se place au 1er rang national pour les semences de blé dur, ils assurent la coordination entre les établissements semenciers, qui élaborent les semences en fonction de multiples critères (variétés, profils techniques et organoleptiques, performances…), les agriculteurs multiplicateurs qui produisent les semences et les nombreux sites industriels de la région spécialisés dans le tri, la préparation et le conditionnement de semences de céréales.

Cette production issue de la filière céréalière est un vecteur de progrès dans de multiples domaines : amélioration variétale, agronomie, productivité, qualités nutritionnelles et gustatives, bénéfices environnementaux… Elle est soumise à des exigences de qualité et de traçabilité aussi fortes que les céréales directement destinées à l’alimentation. Elle bénéficie aux agriculteurs d’Occitanie mais également à ceux d’autres régions, voire d’autres pays.

La transformation

Toutes activités confondues, de la production à la transformation en passant par la collecte et le négoce, la filière céréalière régionale génère 37 000 emplois. Elle est notamment à l’origine de l’association « Blé Dur Méditerranée » qui s’attache à défendre sur le marché national et à l’export la qualité et les spécificités des blés durs produits en Occitanie.

La filière travaille également avec les acteurs locaux de la chimie du végétal, notamment dans les domaines des bioplastiques et des biocarburants, tant au niveau des entreprises innovantes (Vegeplast, Vegepack…) qu’au niveau de centres de recherche comme le CRITT bio-industrie. La production de bioéthanol pour l’automobile et la fabrication de plastiques biodégradables et compostables (emballages, pièces automobiles, capsules pour machines à café, liens pour parachutes..) offrent de nouveaux débouchés à cette matière première renouvelable et produite localement que sont les céréales.

Au coeur du progrès alimentaire

La région Occitanie compte bon nombre de spécialités emblématiques à base de céréales, à l’image des fougasses aux fritons, fouace aveyronnaise, gâteau à la broche, pâtes, oreillettes, tielle sétoise,... C’est aussi l’une des plus actives dans la valorisation de ses productions agroalimentaires. Entièrement dédié à cet objectif, l’Institut IRQUALIM accompagne les filières locales dans leurs démarches d’accès aux identifiants d’origine et de qualité (IGP, AOC/AOP, Label Rouge, AB…). Plus de 250 productions régionales sont d’ores et déjà labellisées, dont de nombreuses volailles nourries avec des céréales de la région ainsi que le « Riz de Camargue », qui bénéficie  d’une Indication géographique protégée (IGP) délivrée par la Commission Européenne.

Par ailleurs, la région compte une grande concentration d’acteurs de la recherche aux côtés desquels la filière céréalière s’engage pour faire émerger l’alimentation de demain : pôle agrogénomique de l’INRA, Agropolis international, pôles de compétitivité Agri Sud-Ouest Innovation et QUALIMED, spécialisé dans les cultures méditerranéennes, Arvalis-Insitut du Végétal, l’association Blé dur Méditerranée, des établissements d’enseignement supérieur (Ensat, Ensam, Purpan-Toulouse).